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 Des sabots à la place de chaussures. - Libre

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MessageSujet: Des sabots à la place de chaussures. - Libre   Ven 7 Mai - 19:24

      On perd la notion de réalité,
      On pense un jour se réveiller.

      LIBRE



Une douce impression régnait en moi, comme un calme après une terrible tempête. Lâchant un soupir, ma tête était lourde mais moins douloureuse que la vieille. Je me sentais fatiguée, comme si j'avais passé ma nuit à m'agiter. Mon sommeil avait été étrange, troublé par des rêves aux formes difformées, aux sons inquiétants. Je me souvins d'un hennissement dans la nuit, puis le grand trou noir... Ma gorge était sèche, j'avais l'impression d'être lourde. Un vent frais caressa ma peau et je souris doucement. Dans un geste naturel & humain, je voulus rabattre ma couverture contre moi. Mes muscles refusèrent d'obéir dans le bon sens, je me sentis gauche et maladroite. Lâchant un juron, je relevai brutalement la tête et ouvris les yeux. Une lueur éclatante m'aveugla et je poussai un léger cri de surprise. Clignant des paupières, j'entendis alors mon cri se répercuter dans mes oreilles. Le cri n'avait rien d'humain. Un souffle rauque s'échappa de ma gorge nouée. Mes yeux s'habituèrent à la lumière et j'aperçus autour de moi une plaine verdoyante, des couleurs fraîches. Mon corps était humide d'une... Rosée ? Secouant la tête, j'ouvris des yeux grands comme des soucoupes. Avec un mélange de peur et de curiosité, je posai mon propre regard sur mon corps. Mon corps. Je fus comme vidée, quelque chose en moi se brisa. Comme quand un verre tombe et éclate en milles morceaux. Mon regard se posa sur un corps étranger au mien, un corps recouvert d'une couche de poils blancs et noirs. Une panique s'empara alors de mon être et un hennissement de terreur retentit dans l'air frais du matin.

    « OH MON DIEU !! »


Reculant brutalement, je tentai de me relever. Impossible de contrôler mon corps, mes jambes s'emmêlèrent, je glissai sur l'herbe mouillée. Je tremblais de la tête au pied, poussai des hennissements tridents et affolés. Les oiseaux au loin s'envolèrent, la prairie fut plongée dans un silence absolu, juste dérangé par mes hurlements déchirants. Renâclant, je voyais avec horreur mes sabots déraper dans la boue et l'herbe. Les larmes me brouillaient la vue, d'ailleurs je voyais tellement bien. Finalement, au bout d'un effort surhumain et incroyable, je me relevai d'un geste aussi puissant que sec. Alors je me retrouvai sur mes quatre jambes, plantée au milieu de la prairie verdoyante. Essoufflée, transpirante et haletante, je penchai la tête en avant et serrai les dents, sentant mon ventre se soulever. Mes côtes se soulevaient à un rythme impressionnant, mon mal de tête n'arrangeait rien. Mais plus que tout, c'était cette sensation de détresse. Un hennissement de douleur s'échappa de mon corps, implorant l'aide de quelqu'un, de quelque chose... De n'importe quoi, pour que je puisse me réveiller.
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MessageSujet: Re: Des sabots à la place de chaussures. - Libre   Sam 8 Mai - 8:38

[es-ce que ça te dérange si je répond peu ? Je n'ai jamais beaucoup le temps et plusieurs topics en action, de plus, je ne pourrais pas répondre autant que toi : ) c'est comme tu veux : ) ]
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MessageSujet: Re: Des sabots à la place de chaussures. - Libre   Sam 8 Mai - 21:38

[ Pas de soucis merci de me répondre en tout cas :) même pas beaucoup :p ]
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MessageSujet: Re: Des sabots à la place de chaussures. - Libre   Dim 9 Mai - 14:43

[J'aime beaucoup ta façon d'écrire : ) ]

«J’ai reçu la vie comme une blessure et j’ai défendu au suicide de guérir la cicatrice.»
[ Lautréamont ] - Les chants de Maldoror


  • Un cris déchira le silence, la plaine, si belle et si accueillante, la résonance se fit telle, grésillante, improbable, dirigée et maladroite. Sous le choc, l'étalon leva la tête, son pouls creusant chaque os en son corps; jamais il n'avait entendu ce genre de cris, ne fût-ce que le jour où sa mère le mit au monde, arrachant chacune de ses tripes et dégueulant toutes les abominations de la terre. Il ferma les yeux, excusa ses pensés. De nouveau ce même cris creva les nuages, et découpa chaque parcelle de son corps en un tremblement long. Dans l'incapacité, une fine couche de transpiration recouvra son corps gris clair.
    Ce cris n'avait rien de celui d'un équidé, pourtant le message était clairement transmissible, la détresse. Après le doute, il prit un galop mal assuré, portant transporté par ses puissants muscles, érigeant à chaque foulées une distance considérable.
    Lentement il put discerner au loin une silhouette tremblante à la robe parsemée d'un pie noir. Avec douceur il repassa à une allure inférieure, n'osant pas s'approcher plus près, les naseaux frémissants d'une instable incompréhension. Cet être lui paraissant tout sauf ce qu'il était.
    Doucement il s'approcha à une quinzaine de mètres, lâchant un hennissement rauque et intrigué.
    Son corps s'ébranla tandis qu'opérait l'alchimie suave de l'inconscience, celle du savoir net et tranchant, la perception de l'affaiblissement de la connaissance. Dans un dernier regard incertain, il osa approcher un peu plus près, son corps tremblant.
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MessageSujet: Re: Des sabots à la place de chaussures. - Libre   Lun 10 Mai - 11:01

[ Merci ♥ Moi aussi j'aime comment tu écris O: ]

      And your voice was all I heard,
      But I get what I deserved


Tout n'était que lumière aveuglante, des flashs assommants, des odeurs déstabilisantes. Le monde vacillait et sur mes quatre jambes musclées, je vacillais comme un jeune poulain. Mon corps agité de spasmes était couvert d'une fiche couche de sueur et mes oreilles ne cessaient de bouger. Ma vue était moins bonne, tout était si différent. Se retrouver dans une peau qui n'était pas la mienne. Puis, un bruit sourd et régulier parvint à moi et je relevai si brusquement la tête que ma nuque craqua désagréablement. Retenant un petit gémissement de douleur, j'aperçus alors devant moi un immense cheval gris clair s'approcher, dans une allure élégante que j'enviais à mes mouvements disgracieux et gauches. L'observant de mes yeux noir profond, mon coeur pourtant déjà affolé continua de battre, accélérant sa cadence jusqu'à ce qu'une douleur aigue traverse mon poitrail. Soudain, plus que la peur et la détresse, un nouveau sentiment m'envahit : la méfiance. Je cessai de m'agiter et lâchai un ronflement rauque, mes naseaux frémissants comme pour détecter l'ombre d'une menace. Ce que j'identifiai comme étant un étalon continua son chemin vers moi, j'aperçus la méfiance à mon égard. Comme si j'étais une menace. Avais-je quelque chose de menaçant ?

Il s'arrêta à une bonne distance de moi et produit un hennissement doux, qui résonna à mes oreilles comme quelque chose de familier. A ma plus grande surprise, je compris ce qu'il voulait dire. Comme s'il était inquiet, mais aussi intrigué. Ma capacité à le comprendre me fit perdre pied et je fis quelques pas en arrière, secouant la tête d'incrédibilité. Frappant nerveusement le sol de mon sabot, ma queue fouettait l'air, signe plus qu'explicite que j'étais sur les nerfs. Je lui répondis par un hennissement incertain et apeuré. J'avais envie qu'on me dise que tout allait bien, mais dans l'animal devant moi, je ne voyais rien de réconfortant. Piaffant, roulant des épaules, je jetai des coups d'oeils affolés au monde autour de moi. Sous mes sabots, l'herbe était arrachée par touffe. Finalement, d'une voix aussi incertaine que tremblante, je m'adressai à l'étalon.

    « Où... Où suis-je ? »


Question bien idiote, mais c'était celle qui me brûlait les lèvres depuis plusieurs minutes. Où est-ce que j'étais tombée ?
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MessageSujet: Re: Des sabots à la place de chaussures. - Libre   Aujourd'hui à 17:18

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