AccueilAccueil  FAQFAQ  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Sous les étoiles [libre]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Je suis. J'existe.
Les mots ne vivaient que par eux.

avatar

Féminin Nombre de messages : 41
Age : 19
PUF : Fleur de Chine
Date d'inscription : 19/08/2010

Feuille de Personnage
Nombre de topics en cours:
Mode Rp:

MessageSujet: Sous les étoiles [libre]   Sam 21 Aoû - 13:37


    Alone. The time stays right here.



    - MIKAËLLA FAVREAU!
    - Quoi encore?
    - Combien de fois je t’ai dit de ne pas faire de bruit lors de ma sieste? Hein? Combien de fois? UN MILLION AU MOINS! SI JE T’ENTENDS ENCORE AUJOURD’HUI, ÇA VA ALLER MAL POUR TOI, MA ******!

    Je ne réplique pas. D’un pas nonchalant, je pénètre dans ma chambre minuscule où je me vautre sur le futon qui s’y trouve. Trois ans que ça dure. Ma belle-mère est un beau diable quand elle le veut. Cette bonne-femme a réussi à séduire, et je ne sais vraiment pas comment d’ailleurs, mon père. Ce dernier s’est séparé du le dit premier amour de sa vie, Sylvia Jiménez et qui est en fait ma mère, pour s’éprendre d’une folle. Elle s’appelle Leslie Marshall. Elle a deux enfants, un abrutit de mon âge qui ne fout absolument rien de sa vie – Dan, et une petite pimbêche qui se croit au-dessus de tout le monde – Rebecca. J’ai un frère un peu plus jeune que moi de quatorze ans. Nous n’avons jamais été proches l’un de l’autre. Eh bien pour votre information, non on ne s’emmerde pas mutuellement, non on ne se pogne pas pour des niaiseries, et non on ne se chamaille pas. On s’ignore, aussi bête que le mot l’est. On fait nos petites affaires chacun de notre bord sans déranger l’autre. Ça fait le bonheur des deux. Mais depuis que ces trois intrus sont arrivés dans nos vies, nous sommes un peu plus solidaires entre nous. Parfois, lorsqu’un s’est fait crié dessus pour une raison x, l’autre vient le voir dans sa chambre pour compatir. Pour les trois, on est leurs cibles préférées. Surtout pour Leslie. Elle nous crie dessus à chaque fois qu’elle en a l’occasion pour n’importe quoi. Lorsqu’on arrive, moi et mon frère n’avons pas le droit d’aller ni au sous-sol, ni dans le bureau, ni dans la cuisine, ni dans la salle-à-manger, ni dans le salon, ou encore dans le boudoir. Pas le droit d’aller profiter de la salle d’exercices ou de la salle de jeux, bien sûr. C’est à peine si on a le temps de ranger de défaire notre boîte à lunch, d’avaler en vitesse un verre d’eau et de déguerpir dans notre chambre. Les deux seuls endroits ou nous avons la permission d’aller : la toilette et notre chambre. Cependant, je fais souvent un tour dans la chambre de mon frère, celui qui partage mon vrai sang, pas l’abruti. Vous voyez de qui je parle j’espère? Nous avons la salle de bain adjacente, au moins. Bref. On reste cloîtrés jusqu’à ce que mon père revienne du boulot vers six heures et demie du soir. Là, mystérieusement, Leslie devient le petit ange parfait qui nous adore et qui nous aime, elle nous sourit, discute avec tout le monde d’un ton léger et serein. Évidemment, lorsque mon père ne la voit pas, elle nous lance des regards mauvais et profite toujours de l’occasion pendant laquelle elle peut nous humilier publiquement en évoquant nos notes plutôt basses, ou nos travaux qui ne sont pas propres comme Rebecca par exemple, la petite fille prodige. Bref, c’est comme ça que ça se passe au foyer des Favreau/Marshall. Joyeux. Évidemment, Marco et moi-même avons bien essayé de plaider notre cause. Mais comment papa pouvait-il savoir ce qu’il se passe lorsqu’il n’est pas là? Pour lui, Leslie est la personne la plus merveilleuse au monde. Ce n’est pas lui qui affronte la vilaine sorcière quand il est absent. Il s’est même refroidi à notre égard et nous a accusé que c’était nous qui étions dans le tort. Qu’on se plaignait parce qu’il avait trouvé une femme avec qui il nageait dans le bonheur, et que nous étions bien trop égoïstes pour accepter qu’il soit enfin heureux. Nous pensions juste à nous-mêmes. Il se fourre le doit dans l’œil, là. Mais bon, on ne peut pas faire grand-chose, hein, lorsque son paternel a subit un lavage de cerveau par une dangereuse. Je secoue la tête tristement. J’en ai plus qu’assez de n’être traité que comme de la vermine. J’entends ma porte s’ouvrir doucement.

    - Alors, elle t’a engeulé aussi parce que nous l’avons réveillée pendant sa sieste?
    - Ça bien l’air que oui.
    - Désolé.
    - Désolé pour quoi?, je chuchote, sarcastique.
    - Ben… Parce que p’a s’est marié avec elle et qu’elle nous envoie sur le bol tout le temps.
    - C’est pas ta faute, voyons. Et puis on n’y est pour rien, c’est lui qui a décidé de vivre avec Leslie.
    - Je serai dans ma chambre, si tu as besoin de quoi que se soit.
    - Merci, Marco.

    Il repart. Je le regarde, puis je rebaisse la tête, désespérée. Un grand vide s’installe en moi. Je ne me sens pas bien, pas bien du tout. Être traitée comme de la vermine à chaque jour n’aide pas non plus. Je suis rejetée, minable. Savez-vous c’est quoi mon plus gros problème? C’est que je suis une fille dépendante affective. Ça veut dire que lorsque je m’attache, j’en fais toujours trop. J’ai besoin de savoir que les gens m’aiment et je suis prête à tout pour leur plaire. Je serais n’importe qui pour que quelqu’un m’accepte. J’ai besoin de me sentir aimée comme l’eau pour un poisson. Ça m’est vital. Les caresses, les mots doux, tendres, affectueux, j'en quête tout le temps. Un peu genre fille pot-de-colle avec son amoureux, mais que voulez-vous, je ne peux pas changer ma nature ^^. Ça veut aussi dire que quand une personne me quitte, j'en souffre énormément. Être laissée à moi-même, sans personne pour me consoler, j'en pleure. Toute mon affection est dirigée vers ceux que j'aime, aussi est-il tâche difficile lorsqu'il s'agit de m'éloigner de mes proches. Je suis une super mélo-dramatique. Quoi? Eh bien je fais des crises démeusurées si quelqu'un s'en va et j'ai tendance à amplifier mes réactions par cent. Mes émotions sont toujours exagérées. Quand j'aime, c'est trop, quand je suis triste, c'est trop aussi. Je serais une actrice excellente, non? J'adore inventer des scènes dramatiques et généreuses en sentiments. Fatiguant vous dites? Ne venez pas me le dire en pleine face, je vous en prie! Mais c'est vrai que ça peut être énervant, pour moi-même incluse. Troisième problème: je pardonne. Celui qui te brise le coeur en mille miettes en te laissant pour une autre plus bonne que toi, ça me fait pleurer. Celui qui revient vers toi plus tard pour s'excuser et te supplier de reprendre, je saute de joie! Pardonner à mon amour, même s'il ne mérite pas mon pardon, c'est dans ma nature. Pardonner, aimer, être brisée. Trois mots pour moi, dans cette romance si cruelle. J'oublie les mauvaises choses pour me leurer dans des illusions fausses, peut-être. Petie fille rêveuse, perdue dans la réalité? Personne drôle, fidèle, très présente dans la vie des autres. Et j'en passe. Côté physique, je suis une belle métisse d'un résultat entre Français et Espagnole. La peau au teint mât, les yeux foncés, j'ai pourtant les cheveux châtains comme papa. Des pommettes hautes et une petite fossette au coin de la bouche lorsque je souris, un nez petit et retroussé, des lèvres fines, quasi inexistentes. Des sourcils épais de la même couleur que ma chevelure, le menton plutôt carré pour une fille. Une poitrine petite mais présente, des épaules carrées mais pas trop, des mains grandes et larges, puissantes. J'ai l'air d'avoir les membres démesurés, surtout au niveau des jambes. J'ai l'air d'en avoir trop. Rapides et endurantes, je suis bonne à la course à pieds et au sprint. Au volley, j'ai du talent, mais je préfère courir. Les hanches creusées, j'ai l'air d'être une grande asperge, sans muscles vraiment apparents. Je ne mesure pas plus de cinq pieds cinq pouces. Fille normale, au physique un peu moche. Mais bon. On ne peut pas tout avoir dans la vie. En soupirant, je me lève. Au diable la sieste. En fait, je suis plutôt révoltée aujourd'hui. Je me précipite de ma chambre, puis je ferme ma porte avec un immense BANG!. Je pénètre dans la chambre où Leslie se trouve, désormais réveillée, puis j'ouvre les stores d'un coup sec, la lumière pénétrant à flots dans la pièce. La femme se mets à jurer, j'en ai rien à faire. J'en ai assez...

    Comme vous pouvez avoir deviné, me voilà confiné dans ma chambre pour le reste de mes jours. Après avoir sorti une série de jurons, la belle-même m'a donné de la m**** et m'a hurlé dessus. Je lui ai répliqué au nez et la guerre s'est déclarée. Papa a pris le côté de Leslie, Marco a pris le mien. Mais cela m'importe peu. Je vais faire une fugue. Oh que oui. Partir loin, vivre seule, avec mes décisions. Libre. J'allais attendre la nuit pour sortir et m'évader de cette maisons pour fous. Une bonne fois pour toutes. Je suis sereine, paisible. Je sais ce que j'ai à faire. Mais je vais dormir un peu, là. Juste pour avoir des forces. En tout cas... Je ferme les yeux, et le sommeil m'atteint rapidement. Lorsque je me réveille, je n'arrive pas à voir. Juste du noir. Néant total. Inquiète, je secoue la tête. Des voix me parviennent.

    - Vous vous réveillerez sur les terres de Life Horse.
    - Vous n'êtes plus humaine dorénavant.
    - Une jument appaloosa est morte hier à Montréal. Elle tirait une calèche, lorsqu'une auto est passée trop près d'elle, elle a eu peur et est partie comme une furie. Elle s'est fait frappée et elle est morte presque immédiatement.
    - Nous trouvons qu'elle mérite de vivre plus longtemps. Elle n'avait que quatre ans lorsqu'elle est morte, elle n'était même pas encore adulte.
    - Vous prendrez donc son corps et vous vivrez ensemble toutes les deux.

    Je n'ai même pas le temps de placer un mot que les voix s'éteignent. Le noir s'évapore et je me retrouve dans la nuit, le clair de lune brillant au-dessus de ma tête. Interdite, je reste immobile quelques instants. Je ne saisis pas. J'entends soudain un bruit au loin. Instinctivement, je me retrouve debout sur quatre pattes, les membres en alerte. C'est inné. Je n'ai même pas eu besoin de penser. Une silhouette de cheval se dessine, puis bien d'autres apparaîssent derrière elle. Je lève la tête, et ronfle bruyamment des naseaux. Je m'approche de l'étang près duquel j'étais allongée quelques instants plus tôt. J'aperçois mon reflet. Une belle jument appaloosa, assez élancée et musclée, le regard brun et chaud. Ma douce crinière s'agite dans la brise. Mon corps est tout blanc, mais des taches noires la recouvrent, de différentes tailles. Comment une immense carte céleste ou le ciel serait blanc et les étoiles seraient noires. La jument, celle que je suis désormais, est magnifique. Je me penche pour boire quelques gorgées d'eau fraîche en cette nuit inoubliable. Ici, tout semble pur. L'eau, les arbres, le sol. Pas de pollution, pas de bruits de klaxons stridents. Pas d'hommes. Je relève la tête pour jauger la bande de chevaux inconnus au loin. Curieuse, je lance un hennissement de salutation, qui me surpris. Les oreilles dressées, j'entends cet appel aigu et enjoué, vif. Son perçant mais non agressif, comme une question. Car des question, j'en ai plein la tête...

Revenir en haut Aller en bas
 

Sous les étoiles [libre]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

-
» L'amour brille sous les étoiles [Soirée de fin d'année]
» Une petite balade sous ce temps radieux. | Libre |
» Une entrevue particulière sous les étoiles [PV Daniel]
» Sous la surface : RP libre, moyen
» L'amour ne brille jamais sous les étoiles... ... [Fe]
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
l i f e h o r s e — Le RPG. :: Beginning. :: Règlement, contexte, MAJ et nouveautés. :: Archivage. :: x Archives du jdr-
Créer un forum | © phpBB | Forum gratuit d'entraide | Signaler un abus | Forum gratuit