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 Chant des Glaces // Libre

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Rainbow Quest
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MessageSujet: Chant des Glaces // Libre   Lun 23 Aoû - 10:04

Chant des Glaces.
Libre.

      Pour rester soit-meme
      dans un monde qui s'evertue
      jour et nuit à a vous rendre
      comme n'importe qui,
      il faut gagner la plus rude bataille qu'un humain puisse livrer ;
      et cette bataille n'a pas de fin ...


    La nuit avait été rude. J’avais rêvé à Black Diamond. Mon père. Je ne me rappelle pas grand-chose, je me souviens juste avoir vu son visage, ses yeux abyssaux puis l’avoir regardé avec effroi secoué la tête et lentement ses traits s’étaient atténués et il avait disparu. Je me suis réveillée toute en sueur alors que la lune était encore haute dans les cieux. Diane veillait sur moi, me dis-je alors qu’un goût amer se répandait dans ma bouche et que mon cœur battait à tout rompre dans ma cage thoracique à un tel point que s’en était terriblement douloureux. J’étais encore allongée sur le sol sec de la plaine et je tentais vainement de calmer ma respiration et mes pulsation cardiaque. Je me serais frappé tant je haïssais la faiblesse qui me prenais à cet instant présent. Pourquoi pensais-je encore à mon traître de père ? Je n’avais plus rien à faire de lui, je ne le reverrai sans doute jamais plus et c’était masochiste de ma part de pensé à lui et surtout très inutile. Il m’avait abandonné, point. Il n’y avait rien à en redire. Alors, pourquoi souffrais-je tant ? Pourquoi n’arrivais-je pas à me détacher de lui et de me dire que c’était terminé ? Pourquoi avais-je toujours l’impression qu’une nouvelle trahison allait bientôt me tomber dessus et que de celle-là, je ne m’en relèverai pas ? N 'étais-je pas en paix, ici, à Play Your Horse ? N’étais-je pas loin de tout danger et même s’il y avait nombre d’équidé, rien de m’obligeait à m’attaché à eux pour qu’ils me trahissent ensuite ? Alors de quoi avais-je peur ? Qu’est-ce qui m’inquiétait tant ? J’ai soupiré, à nouveau en fermant les paupières pour retrouver le sommeil. Je savais néanmoins que je ne le retrouverai plus, je ne voulais d’ailleurs pas dormir si ça voulait dire de voir ces images du passé qui m’amène toujours à me poser les mêmes questions idiotes et sans réponses.

    Soupire, encore. Je me suis donc redressé sur mes jambes dans un concert de protestations de la part mes articulations. Mes mouvements me faisaient pensé à ceux d’un vieillard tant ils étaient lents et mesurés. Je me disais que peut-être que si j’agissais avec lenteur en me concentrant sur tout mes gestes, j’oublierai Black Diamond et tout ce qu’il signifiait. Je suis restée un instant immobile, guettant un son menaçant ou je ne sais quoi d’autre imaginé par mon subconscient tourmenté. Rien. Sinon un silence à coupé au couteau, endormi. J’étais sans doute la seule folle à encore être debout à cette heure. J’ai regardé la lune à nouveau, remerciant silencieusement Diane de me laissé seule avec mes pensées. Cela faisait peu de temps que j’étais sur les splendides terre de PYH, mais je n’avais encore rencontré personne. Aussi, faut-il dire que je fuyais toute âme qui vive. Je savais cependant que je ne pourrais pas vivre éternellement dans ma solitude et que tôt ou tard, je serais confrontée à un autre équidé. Tard, je l’espère car j’ai des palpitations rien qu’à l’idée d’ouvrir la bouche. Je ne voulais plus me sentir abandonnée et seule et si je restais seule je ne risquais pas de me sentir encore plus seule. Enfin, vous voyez ce que je veux dire ? Je ne voulais pas m’attachée à la première personne que je croiserai et devenir dépendante d’elle. Je n’y étais pas prête. Après tout, cela faisait une année que je n’avais plus eu de contact avec qui que ce soit.

    Je suis partie au petit trot essayant de rendre mes foulée souple et gracieuse. Je ne sais pas pourquoi, en fait. Comme si quelqu’un allait m’observer. Agacée par ma propre débilité, je me suis laisser allée à mon allure habituelle, c’est-à-dire, de longue foulée rapide faite pour parcourir de longue distance comme j’y étais habituée. Pendant les quelques heures que j’ai passé ici, j’ai observé les juments – toutes ces belles juments aux physiques de rêve qui font baver tout les étalons – et aucune n’abordait cette allure pratique, toute se courbait gracieusement tel des cygnes et s’avançaient avec un doux « clip, clop » envoûtant alors que j’étais aussi silencieuse qu’un loup. Pour la énième fois, j’ai soupiré. J’arrivais rapidement sur un territoire enneigée et je me dirigeait vers un chemin sinueux. Je ne vais pas inventé que c’est mes jambes qui m’ont guidées vers ce lieu, non, ça fait un certain moment que j’ai envie de découvrir cet endroit. J’ai entendu de la bouche certaine personne qu’il y faisait parfois vraiment très froid. Et le froid me rappellerai mes terres natales. Je me suis donc engagée sur le chemin et comme je m’y attendais la température s’est mise en chute libre et j’ai commencée à grelotter de plus en plus alors que je m’approchais du sommet de la montage. Et je n’avais parcourue que quelque dizaine de mètre. Après avoir passé des heures à ahaner sous l’effort, j’arrive enfin devant sur une espèce d’immense clairière. Sans essayer de masquer ma joie, je m’élance, aussi vite que me le permette mes membres, et je dois tout de même avoué que je suis du genre rapide. Je savoure la fraîcheur que les gerbes de glaces m’apporte et j’éclate d’un grand rire cristallin, ce qui tient du miracle, chez moi. Mais là, je me fige, mon rire semble se répercuter à l’infini, comme si quelqu’un me répondait. J’ai froncé les sourcils et j’ai bondie vers l’arrière, apeurée.
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MessageSujet: Re: Chant des Glaces // Libre   Lun 23 Aoû - 15:51

    There's a part of me
    that's made of entirely generosity ♥



    Je regarde les étoiles, ces petits points lumineux parsemant le ciel à l'infini... Ces repères qui aident les hommes des mers, les nomades des déserts... Ils sont des guides à dispositions, silencieux, bienveillants. Ils ne s'imposent pas, mais offrent leur réconfort à qui veut bien les laisser faire. Ces étoiles attendent de servir à un homme, ou à un être vivant, de façons diverses. Pour trouver son chemin, pour espérer voir le reflet de son âme se refléter dans chacune de ces lumières inatteignables. Hypnotisée, c'est le cas de le dire, je me perds dans la contemplation du spectacle. Le vent froid caresse ma peau et je me surprends à frissonner. Je n'ai pas envie de me lever, pourtant. Je n'ai pas envie de rien faire d'autre que de laisser mes pensées divalguer dans la voie lactée, tiens. Couchée, mes membres soigneusement ramenés contre mon flanc, je dresse l'encolure et élève la tête vers le haut. Les mèches de mon toupet réduisent ma vue en dansant devant mes yeux. En secouant la tête une fois ou deux, je me débarasse de ses crins, les envoyant à une place où ils ne peuvent pas me gêner. Je pose ma tête contre l'herbe humide. Si j'ai froid, je suis sereine. Paisible. Je ne sais pas pourquoi, en venant ici, j'ai changé. Je ne suis plus la même. Un monde trop différent. Une vie trop scandaleuse. Je suis plus mature peut-être. J'ai vielli à l'intérieur. Je m'endords, sommeil léger et sans heurts...

    Je me réveille tout d'un coup. Non pas en sursaut, mais simplement mes deux yeux s'ouvrent. J'ai dû dormir quelques heures, pas plus, puisque la lune est encore présente dans un ciel sombre. Je me lève. Je suis fatiguée, certes, mais je ne peux pas dormir. Je me mets à trotter lentement. Je traverse cette plaine, jusqu'à me rendre à une montagne égarée. Je prends une pose, puis la regarde. Je lève les yeux et n'arrive pas à apercevoir le sommet, caché par un couvert de nuages gris. Je pose un sabot sur la terre et commence l'ascension. Une proccédure lente, difficile, interminable. Alors que je monte, le sol sous moi devient plus dur. Plus froid. Le gazon devient beaucoup plus fade, jusqu'à disparaître presque complètement, ne laissant que de petites touffes glacées trasperçant un sol roccailleux et gelé. L'air dans mes poumons, vif et sèche, me fait mal. Cela ne m'empêche pas de prendre une grande goulée d'oxygène, qui m'oppresse les organes. La pression se fait sentir sur mes épaules, je baisse la tête et je persiste à avancer. Je décide de galoper, même sur ce terrain ardu. La jument appalossa que j'étais était faite pour endure pareilles conditions. Cheval indien, les hivers infernaux et rudes étaient des températures que je peux supporter. Je suis résistante. Je galope, accélère le rythme, alors que mon corps et ce qui se trouve à l'intérieur de moi proteste. Je n'en ai rien à faire. Après une heure, j'arrive enfin au sommet. Érintée, je me couche dans cette clairière vide couverte de neige. Je ferme les yeux et m'endors. Une légère poudre blanche et froide me recouvre le corps. Peut-être que je ne me réveillerai pas....

    Or, j'ouvre les yeux une seconde fois. Le bruit sourd de sabots martèlant le sol me parvient. Je ne bouge pas pour autant. Bientôt, je peux voir une jument grise pénétrer dans cette clairière. Contente, un sourire illumine sont visage. Je ne sais pas si elle est heureuse de nature, ou si cet accomplissement la rend satisfaite. Détail qui ne m'importe peu. Elle part dans un rire cristallin, précieux et son doux à l'oreille. Elle s'arrête, apeurée, lorsque l'écho rempli l'espace et se répercute dans le lointain. Elle fait un écart, recule de quelques pas, prête à fuir. Je me lève lentement. Elle ne m'a sûrement pas vue, puisque je suis blanche tacheté noir et qu'une mince couche de neige me recouvre. Redressée sur mes quattre sabots, je me secoue avec élégance et la regarde calmement. Je m'approche, tête plutôt basse, plus bas que mon garrot. Mes yeux bruns la fixe avec insistance, un regard perçant, peut-être inconfortable, mais pas épeurant. Je murmure doucement, ma voix se fond dans l'écho.

    - N'aie pas peur... Je suis Freska... Qui es-tu?
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MessageSujet: Re: Chant des Glaces // Libre   Mar 24 Aoû - 14:28

      « ...En somme la beauté est partout.
      Ce n'est pas elle qui manque à nos yeux,
      ce sont nos yeux qui manquent à l'apercevoir... »


    Totalement sous le choc, je scrutais la parois rocheuse, guettant le moment où surgirait la créature qui avait singé mon rire. Mais rien, rien, sinon un vent glacial. Entendrais-je des voix ? Serais-je devenue folle à ce point ? Je fixais toujours le même point, espérant et redoutant en même temps que quelque chose ou quelqu’un en surgisse. Espérant, car cela me prouverait que je n’étais pas totalement ravagée par ma folie et redoutant, car cette chose n’était certainement pas sympathique. Nada. Niente. Nothing. Et dans toutes les autres langues inconnues à mon vocabulaire. ♪ Folie, folie, quand tu nous tiens… ♫. Je suis tellement tendue que j’entend le moindre frôlement et le moindre heurt ; et je tressaille à chacun d’eux comme si le diable lui-même avait murmuré à mon oreille. Mon cœur bat bien trop fort et je l’entend plus que je ne le sens pulsé dans ma cage thoracique, désireux de prendre son envol. Je prend une grande inspiration, essayant d’accepté le fait que j’entendais des voix. Mais je trouvais cela peu vraisemblable. Folle, je l’étais. Mais pas schizophrène, il ne manquerait plus que ça ! Je fixe la neige à mes pieds avec amertume. Moi qui pensais retrouver l’un des seuls plaisir de mon enfance, voilà que je me vois encrée dans la dur réalité. J’avais cru, ne serait-ce qu’un petit instant que… que je pourrais tout simplement oublié ce qu’ils m’avaient fait, ces traîtres. Je pensais pouvoir me détaché de la réalité, me mettre dans la peau de quelqu’un d’autre, un quelqu’un d’autre qui aurait eût une vie plaisir sous l’amour indissociable de ses parents. Mais non, on ne peut pas oublier… On doit enduré le châtiment que le destin nous a choisit sans faillir.

    Je gratte le sol de mon antérieur droit, essayant de retrouver la joie qui m’avait transporter lorsque je suis arrivée ici. Un sourire narquois fend mes lèvres avec difficulté, mes zygomatiques ayant depuis longtemps abandonné cet exercice ; sourire. J’entend un espèce de grattement qui me fait pensé à celui du martèlement des pieds d’un cheval, mais étrangement étouffé. Il faut plusieurs secondes avant que je comprenne que c’est véritablement un équidé en approche qui émet ce bruit et que c’est la couverture de neige qui étouffe ses pas. Je relève la tête en sursautant et un reculant d’un pas puis de deux. Une jument appaloosas s’avance vers moi. Elle me rappelle mon chez-moi, enfin… Il y avait nombre de jument comportant ces caractéristique dans mon troupeau. Je la trouve belle et elle dégage une certaine douceur assez brute. J’incline les oreilles dans sa direction, mais je reste tendue vers l’arrière. Lui faisant comprendre par la même occasion que je ne veux pas de sa proximité même si celle-ci pourrait se faire rassurante. Son allure se veut rassurante, sa façon de baisser la tête et de me fixer dans les yeux. Je trouve son regard dérangeant. Son regard est intense, insistant, m’invitant à la fixer droit dans les yeux. Je lui rend son regard, mes yeux onyx la fixant avec rudesse et froideur. Etrange contraste. Puis sa voix retentit, allant parfaitement avec l’image qu’elle donne d’elle à l’instant présent. Sa voix est douce, calme. Mais je n’aime pas les mots qu’elle prononce. Mais je suis encore plus perturbée par les répercutions que sa voix causes.

    Ne serais-je donc pas folle ? N’avais-ce été qu’un « écho », ce mot résonne bizarrement dans ma tête car je ne le connais pas vraiment. Je fronce les sourcils, puis hausse le droit. Je ne suis donc pas folle, à ce point. Mes lèvres se retrousse dans un sourire désabusé et éphémère. Je perd vite mon sourire ; je ne suis pas habituée à conserver une expression de joie et je retombe vite dans ma mimique inexpressive et de peur. Ça fait déjà une minute que je me concentre sur ma folie et j’en oublie ma compagne de hasard. Je fixe mon regard, froid, triste, dur, sur le sien, chaud, réconfortant, doux. Je répète mentalement ses paroles, en me souvenant que je n’avais apprécier le « n’ai pas peur. » mais si elle avait raison et que j’étais encore totalement déboussolée par l’écho. Mon cœur bat encore la chamade même s’il commence à se calmer. Je sais néanmoins qu’il ne se calmera pas totalement tant qu’elle sera là. Tant que j’aurai toujours peur qu’elle me fasse un coup fourré. Je me demande si je dois lui réponde ou si je vais me carapaté plus loin, tant qu’il en est encore temps. Cependant, quelque chose dans son regard me stoppe. Une douceur presque enfantine qui me réconforte étrangement et qui m’oblige à rester auprès d’elle. J’aurai presque envie de faire sa connaissance. Presque… Je secoue la tête pour mettre de l’ordre dans mes idée et lâche d’une voix qui s’accorde parfaitement avec mon regard :

    « Euh… Rainbow Quest… Enchantée. »

    Me sentis-je obligée d’ajouter devant le beau regard qu’elle m’adressait.
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MessageSujet: Re: Chant des Glaces // Libre   Mar 24 Aoû - 16:48


    «...Prépare-toi petit garçon
    Elle s'ra longue l'expédition
    Et si on n'en revient jamais vivant
    Il faut marcher droit devant...»




    J'observe la jument rouanne devant moi. Elle est apeurée, je le lis dans ses yeux. Ses membres tendus vers l'arrière, prête à prendre la fuite, à se sauver. J'ai l'impression que la seule solution qu'elle trouve souvent est la fuite, justement. Je ne fais absolument rien, à part m'arrêter à trois mètres d'elle, lui laissant son espace vitale, si on peu dire ça comme ça. Pourtant, ses oreilles sont pointées dans ma direction, signe qu'elle me prête attention, et qu'elle ne m'attaquera pas dans les prochaines secondes. Un instant auparavant, elle a eu un de ces sourires un peu moqueur et amer c'est peint sur ses lèvres. Un cheval qui sourit, c'est quelque chose d'assez étrange, puisque originellement, les chevaux ne peuvent pas sourire. Cependant ici, toute loie de logique est défiée. La preuve, les chevaux peuvent parler. Ma voix, répercutée par l'écho, la rend médusée. Décidément, ça doit être la première fois qu'elle entend de l'écho. Son comportement apeuré et inquiet face à cette réaction de la nature le prouve. Je reste pourtant immobile, seulement ma poitrine bouge de façon régulière à chaque inspiration que je prends. Soulève, redescent. Soulève, redescent. Un mouvement lent et machinal, banal. Elle me rend mon regard, seulement il est le contraire de moi-même. Glacial et rigide. Je ne m'en offusque pas. Je n'ai pas la force de m'en voir blessée. Certaines âmes dit-on doivent être guéries. Ici, certaines âmes semblent être prises dans leur piège qu'elles seules connaissent. En croisant d'autres chevaux, j'ai déjà vu ces regards... Réfrigérants et vides, avec une ombre morte.

    L'étrangère laisse sur ses lèvres un sourire forcé dis-je et bref. Sitôt apparu, sitôt disparu. Elle ne me répond pas, laissant un silence infranchissable dirais-je s'établir entre nous. Le silence ne me dérange pas le moindre du monde. L'absence de sons ou de paroles, mis à part quelques bruits venant de la nature, qu'elle chose... apaisante. Je n'ai jamais éprouvé le besoin constant de combler le silence, moi. Je le respecte. Ce n'est pas tout le monde qui en est capable. Finalement, elle m'adresse un regard méfiant, rempli d'amerture et aussi chaleureux que la pierre. Je la sens méfiante envers moi, hésitante. Doit-elle rester? Doit-elle partir? Doit-elle fuir comme son instinct ne le lui dicte si souvent? Un combat intérieur, que je peux sentir. Moi, je profite de mon calme implacable pour méditer. Je fais le vide de toute sentiment, m'efforce de ne pas penser. Je reste dans état second d'hébétude bien-heureux, doux et flegmatique. Finalement, j'entends le son d'une voix roccailleuse et rauque, inhospitalière. Cette âme abandonnée s'appelle donc Rainbow Quest. Et elle dit être enchantée de me connaître. Ça c'est un mensonge. J'imagique que c'est une réplique toute déjà c*nçue en mon intention, qu'elle sort parfois à ceux qu'elle ose faire face au lieu de s'enfuir. Je sais qu'elle aurait préféré que je m'en ailles, que je la laisse seule, pour qu'elle n'ait pas à me faire face. Mais je ne dit pas mon dernier mot. D'elle, émane une tension inimaginable. D'ici, je la ressens parfaitement. Ses membres sont probablement comme du béton, si je me mets à sa place. Je sais que de moi, émane un sentiment de tranquilité et de pacifisme pur. Ce qui doit l'énerver, probablement. Au plus au point.

    - Vous mentez. Vous n'êtes pas ravie de faire ma connaissance du tout, dis-je en chuchotant, l'écho répétant mes paroles à voix vasse, de façon mystérieuse.

    Ce que je dis n'est pas une question, c'est une constatation. Une affirmation. Je la dévisage légèrement, la détaillant au passage. Jument assez petite, robe rouane, yeux vitreux. Elle possède une démarche pratique et souple, un peu robotique. Mais elle souffre, je le sais. Avec un sourire apaisant et compréhensif, je détourne le regard un instant pour observer le ciel gris et monotone, mélancolique. Ici, aucun son ne parvient à part l'écho. Pas de chants d'oiseaux, pas de bruits d'insectes, rien. Seulement le bruit silencieux des flocons de neige qui tombent parfois sur le sol, recouvrant ce dernier d'une couche blanchâtre et froide. Ou le bruit étouffé des sabots claquant sur la terre gelée et craquelée. Rien d'autre... Or, si ce décors peut avoir l'air triste, c'est un vrai havre de paix. Je me suis habituée à la pression et je peux respirer presque normalement. Mes poumons qui se serrent ne me font plus mal maintenant. Seul l'air polaire me fait frissonner.

    - Si la vie n'était qu'une longue course remplie d'obstacles, ou même sans obstacles. Vous vous seriez égarée, n'est-ce pas? Vous seriez perdue dans le noir qui borde le sentier de cette course. Ou devant un obstacle qui semble infranchissable. Mais pourquoi ne pas revenir vers la lumière? Revenir parmi les participants? Ou passer l'obstacle. Il est possible de revenir dans la vie, vous savez. Avez-vous déjà essayé? Y avez-vous déjà songé?
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Rainbow Quest
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MessageSujet: Re: Chant des Glaces // Libre   Mer 25 Aoû - 12:43

      « Telle est la vie, tomber sept fois et se relever huit. »


    Je comprend rien qu’à on regard qu’elle tente de me cernée. Elle doit se demander comment je fonctionne et elle doit certainement avoir pitié de moi. À cette pensée, une pointe de colère me transperce, mais je ne la retranscrit pas en faisant un mouvement, je lève juste les yeux vers le firmament. Vers la Lune, plus précisément. Je me demande un court instant qu’elle pronostique elle a de moi. Peureuse, c’est ça qu’elle doit se dire. Elle doit se sentir supérieur à moi avec son calme serein et ses expression douce et harmonieuse. Mais elle se trompe sur moi. Elle me juge sans me connaître. Je ne prétendrai pas que sa vie avait été heureuse et je ne dirai pas que j’avais vécue pire qu’elle. Je ne me vanterai jamais à ça. Cependant, nous sommes tous différent et nous réagissons différemment à tel ou tel évènement. Et si elle a réussi à affronter ses ténèbres, ce n’est tristement pas mon cas. J’ai préférée me laisser engloutir, car ses moins douloureux de vivre enfermée que d’affronter jour après jour le même épreuve auxquels ont échoue d’une manière ou d’une autre. Je recule d’un pas, pour avoir l’air moins tendue, pour que mes membres ne me tirent plus vers l’arrière. Elle a beau arboré un air rassurant. Moi je ne la trouve pas apaisante, non, elle me stresse à sa façon de me fixer. Une fois qu’un pas de plus a été mis entre nous, mon corps et à un point infime moins tendu, seulement, mon cœur bat moins vite et ma respiration se fait plus calme. Je lui refais face sans vraiment la regardée.

    Je n’essaye même plus de sourire. Je sais que je suis ridicule quand je m’y risque. À nouveau, je savoure le silence qui vient de s’installer, j’aime le silence. Je m’y réfugie dés que je peux. Certain trouve le silence oppressant et guette le moindre son comme si ces derniers sont les seuls à pouvoir les rattacher à la vie. Je ferme les yeux et la voix de Freska vient tout gâcher alors que j’atteignais la quiétude tant espérée. Je rouvre les yeux et je la scrute, terrifiée à l’idée qu’elle ait pu faire un mouvement pendant mon instant d’égarement. Mais elle n’a pas bougée, elle est toujours-là. Calme et … sereine. Sa présence ne me dérange et je ne lui envie pas du tout son pacifisme. Loin de là. Si j’étais aussi calme qu’elle, je ne serais plus en vie à l’heure qu’il est. Pas avec tout ces gens qui ont voulus me poignarder dans le dos dans le passé. Elle n’a sans doute pas eut de problème du côté des félonies. Elle était peut-être la félonne après tout ? Je chasse ces pensés d’un haussement d’épaule et je me concentre sur ce qu’elle me dit. Je ne laisse rien paraître lorsqu’elle m’accuse effrontément de mentir. C’est vrai, je ne le ni pas même si ça m’énerve qu’elle s’en soit rendue compte. Sa présence m’agace. Elle a l’air de croire qu’elle sait tout sur tout et ça ne me plaît pas. Cependant, je ne nierai pas que sa présence tranquille me change et réussi à me faire baisser les armes. Mais je ne lui tournerai jamais le dos. J’essaye de ne pas sursauter quand ses paroles se répercutent dans l’air, mais je ne peut pas retenir un frémissement et l’agitation de mes oreilles. Je fixe donc mes yeux dans les siens. Mais yeux restent immuables. Si il y bien une chose que je ne sais pas faire c’est mentir et encore moins avec mon corps ou même mes yeux.

    « Effectivement, votre présence m’agace. »

    Dis-je, voyant qu’elle avait décidée de jouer carte sur table. Mon ton n’est néanmoins pas froid mais renfrogné. Je la regarde avec attention. Je me demande si elle cache quelque chose sous son calme évident. Aurai-je rencontré la seule personne ayant une vie calme ? Non, je ne pense pas. Elle a dû avoir un passé éprouvant, comme tout le monde. Juste, elle a su surmonter ses obstacles. Je ne pense pas en être jalouse, nous sommes tous différent. Et je suis consciente de ne pas être forte ni courageuse. Elle regarde un instant le ciel. Les traces des étoiles ont depuis longtemps disparue et la lune n’est plus qu’un pâle forme fantomatique enfuie au fin fond du ciel. Je continu de la regardée. Je regarde ses membres puissants et sa facilité respiratoire alors que moi je me sens légèrement oppressé par la pression de l’air. Je viens de grandes plaines du Wyoming. Habituée à la chaleur et aux terrains singulièrement plats. Là-bas, il n’y avait rien pour perturber le silence. Le vent soufflait silencieusement, remuant à peine les buissons rachitiques. La terres sablonneuses qu’il soulevait venait nous piquer les yeux, mais ç’avait quelque chose de magique. Je ne serais plus dire pour quoi, mais lorsque j’étais petite, je m’émerveillais devant la danse du vent. Quand j’étais petite, il y longtemps, en fait. J’ai baissé, la tête, soudainement épuisée. Sa vois s’élève à nouveau, explosant le silence. Mes yeux se plissent et je la regarde. Cette fois, je ne masque mon irritation. Pour quoi se prend t-elle donc ? Elle ne me connaît pas !

    « Vous ne me connaissez pas… Freska. Vous n’avez aucune idée de ce qu’à été ma vie. Vous me jugez à ma façon de me mouvoir, de vous parler et de vous regarder. Vous avez sans doute réussi à surmonter vos fameux obstacles, je suppose, mais ce n’est pas mon cas. J’ai buté contre. Et si j’ai préféré me réfugiée dans l’obscurité, c’est parce que je n’ai plus la force de surmonter quoi que ce soit. Je ne suis pas née assez forte que pour. Cette obscurité est pour moi, la sécurité, celle qui m’empêche d’être piégée comme avant. Et si je reviens dans votre course ? Je me casserais à nouveau la figure contre un obstacle identique au précédent. Car ma vie n’est que ça ! Constituée encore et toujours du même ‘’ obstacle ‘’. »

    Je ferme les yeux, mon discours n’avait aucun sens. Je venais de débité une série d’ânerie sorties tout droit de mon cerveau malade.
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