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 Silencieux tel une épine [ PV Earwen ]

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Cremollo Coffee
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MessageSujet: Silencieux tel une épine [ PV Earwen ]   Jeu 11 Nov - 6:04

    Le silence s’alourdissait de seconde en seconde. Pourtant, ce n’était pas complètement silencieux. Un regard nouveau était jeté sur cette terre normalement isolée et moins visité que les autres. L’ombre des arbres rendaient les lieux froid et légèrement effrayant. Pourtant, ce n’était pas ce qui allait arrêter le nouveau venu sur les terres de Life Horse. La température commençait à descendre lentement. Lorsque l’imposante bête noire avait ouvert les yeux au lever du soleil, il était tombé nez à nez avec des brins d’herbe couvert d’un léger givre brillant. Cet évènement avait fait apparaitre, pour une demi-seconde environ, un léger sourire sur les lèvres normalement morte de l’étalon. Cette légère glace avait fondu rapidement au levé du soleil, mais Pythagore ne pourrait l’oublier de sitôt. Marchant en silence, la tête à mi-hauteur, l’étalon, d’un noir presque aussi sombre qu’une nuit sans étoile semblait réfléchir. Son regard vitreux et froid était fixé dans le vide comme si son subconscient complet était occupé à autre chose. C’était cependant loin d’être le cas. Le regard de l’étalon était toujours ainsi. Autant lorsqu’il était malheureux ou heureux. La petite étincelle dans son regard était éteinte depuis longtemps déjà.

    Redressant légèrement la tête pour voir ou ses pas l’avaient mené, Pythagore fut surpris de se retrouver face à face avec un arbre immense. Imposant de nature, Pythagore devait s’avouer vaincu. L’immense tronc qui se trouvait devant lui semblait le nargué. Comme pour lui prouver qu’il n’avait pas, pour une fois, les yeux plus grands que l’esprit. Il se tenait à environ un mètre d’un arbre faisant non loin de 10 mètres d’envergure. Ronflant doucement des naseaux, l’étalon se remit en marche lentement. Ses sabots, faisant vivre au sol le poids complet de l’animal faisait craquer branches, brindilles et feuilles mortes, lorsqu’ils étaient posés au sol. Sans vraiment s’en préoccuper plus que cela, l’étalon coucha les oreilles quelques secondes avant de se mettre à contourner l’immense arbre qui se trouvait là, en plein milieu de son chemin.

    À peine avait-il commencé son chemin, que le regard sombre et vide de l’étalon noir se posa sur un trou immense, montant à plusieurs mètres du sol dans le tronc de l’arbre. Cessant alors d’avancer, l’étalon coucha les oreilles. Incertain de la réaction correcte qu’il devait avoir dans ce genre de situation. Pythagore redressa légèrement les oreilles puis, il ce mit à observer autour de lui. Cet arbre n’était pas le seul à possédé un trou aussi profond. Seulement il semblait le seul à être aussi mystérieux et haut. Légèrement intéressé, Pythagore s’approcha légèrement du trou qui se trouvait là. Mais une fois assez près, il n’eut pas le courage de s’y glisser la tête. Non pas qu’il avait peur. Mais comme il ignorait complètement quels genres de bestioles pourraient s’y trouver, il préféra ne pas s’y risquer.

    Au moment où Pythagore allait reprendre silencieusement son chemin, il entendit un léger craquement. Couchant les oreilles, l’étalon noir ronfla bruyamment des naseaux. Il n’était donc plus seul … Malheureusement pour lui …
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MessageSujet: Re: Silencieux tel une épine [ PV Earwen ]   Jeu 11 Nov - 13:42

    [Beau RP : ] ]

    Music; Ghosts and Lovers


    J'ai donné mes étoiles au Ciel;
    Je ne savais plus quoi en faire.



    Elle était là. Pas si loin, en fait, mais assez pour n'être qu'un élément de décor de l'Invisible, un de ces corps mus par les années qui confèrent à la forêt son âme, le style soucieux et chimérique qui s'inscrit, ancestral, dans ce bois de fées. Mais point de fées pour égayer ces orifices qu'arborent les troncs et pour rappeler à chacun la part de magie qui pleure et meurt de soif en lui. Il n'y a que le regard palpable des arbres, et leur langage; ô, quelles oreilles ont donc rêvé de l'entendre et d'y répondre, quels cœurs ont pu, encore, se souvenir des vieilles forêts qui attendent et murmurent. C'est chaque soir une messe obscure, et les Arbres, ces chers vivants qui ne reçoivent plus aucune confidence, y psalmodient leur immense savoir. Et ce chœur de forêt vibre; intense et seule vérité, alors que loin là-bas les Autres se perdent dans les affres corrompues d'un monde qui va, douloureux, à la perte de ses secrets. C'est comme ça que la musique des rêves, éperdue réalité qu'on ne saurait nier, se dissout lentement. Comme elle est précieuse, et subtile, et si peu savent la chanter.

    Il y en avait cependant une, gardienne dont le cœur s'oubliait lui-même, elle vivait un peu ici et un peu ailleurs; Passionnée. Les années coulaient depuis longtemps sur ses courbes échancrées, et plus le Temps filait, plus elle resplendissait de sa mûre beauté. Elle était liée à cette Terre et cette terre était liée à Elle, elle en connaissait chaque note et chaque demi-ton, défunte interprète d'une langue oubliée. Et quelques années de jeunesse qui subsistaient encore dans ses yeux, dans le sombre mourant de ses hanches, mais d'un infini inaccessible, car le Temps ne donne jamais deux fois.

    Elle était là. Étendue sur un lit de mousse, à l'ombre d'un bosquet de sapins, conifères amoureux qui protégeaient jalousement cette divine et presque enfantine Beauté des regards pervertis. Une Chanson, douce et sylvestre, empreinte des premiers accords de l'hiver, embaumait ce corps soyeux et immortel. Son pelage alezan frémissait tendrement, et pourtant immobile, de ce tendre froid matinal. Oh, l'heure était déjà bien avancée. Elle s'était endormie alors que le jour se levait à peine sur la forêt, cela faisait déjà plusieurs heures. Sa respiration était profonde, lente, sacralisée par son entourage dévoué.
    La finesse de ses traits s'éveilla subitement, ses grands yeux bruns s'entrouvrirent sur cette vision de mousse et de cristaux glacés qui regagnaient la terre. Silencieuse, en pleine maîtrise de son corps, elle déploya ses membres habiles, quitta la fraîcheur maternelle du sol tapissé et fila à travers le bosquet, ombre et lumière à la fois; le pelage alezan immaculé. Et ce demi-sourire peignant délicatement ses lèvres en un tableau énigmatique, et fuyant, et magique; Comme la forêt.

    Véloce et tendre avec la Nature, elle dansait presque, harmonieuse et aérienne, pour rejoindre cet inconnu et … Haha. La distance était faible, il en fallut peu pour qu'elle l'aperçoive. A quelques mètres seulement, elle s'appuya volontairement sur une brindille pour signifier sa présence et, aussitôt, surgit devant lui dans un tourbillon de parfums de résine et d'hiver naissant, en riant presque.

    ~ Et bien, qui donc pénètre ainsi ma forêt ? Sa voix riait, octave trop parfaite et trop ronde pour être réelle, et pourtant … Et de ses deux grands yeux, brillant si beaux et subtils, elle le toisa après s'être arrêtée devant lui, le port de tête haut et gracieux. S'abreuva du noir brut et implacable de son imposante silhouette, et cette force dans les yeux, ce jais magnifique. Et cette âme quelque part là-dedans, dans la sculpture grandiose de l'individu … pourtant un peu bancal, par quelqu' intelligent secret. Des secrets, toujours des secrets.
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MessageSujet: Re: Silencieux tel une épine [ PV Earwen ]   Sam 13 Nov - 4:37

    [ C'est Nul désolé :/ ]

    Au moment où la brindille avait émit une légère plainte, l’instinct de l’étalon l’avait mit en garde. Comme si il ne l’était pas souvent. Pourtant, l’imposant mâle noir surveillait toujours ce qui se passait autour de lui. Il n’aimait pas particulièrement se retrouver face à face avec un cheval qu’il n’avait pas entendu venir. Étant plutôt du genre solitaire et ermite, Pythagore s’attendait souvent au pire lorsqu’il sentait qu’il ne pourrait profiter plus longtemps de sa solitude si confortable. Ronflant doucement des naseaux, l’étalon redressa un peu le museau pour pouvoir humer un peu l’air matinal. Peut-être pourrait-il savoir à qui il aurait affaire avant que l’animal ne se pointe. Il lui arrivait souvent de stresser pour des situations ou la bête qui se pointait devant lui n’était qu’un simple sanglier ou encore une bestiole à corne … comment sa s’appelait déjà ? À oui, un chevreuil …

    L’imposant mâle ébène n’eut heureusement, ou malheureusement, pas à attendre très longtemps avant d’apercevoir l’animal, ou plutôt la jument, qui avait fait le bruit, quelques instants auparavant. Couchant de moitié les oreilles, l’étalon détailla rapidement la splendide bête qui venait tout juste de se présenté à lui. Il n’aimait pas tellement l’étrange sentiment de paix qu’elle émanait. Elle semblait tellement en paix avec elle-même que s’en était presque frustrant. La lueur légère du soleil n’aidait pas vraiment non plus. Le pelage de la jument brillait doucement, la rendant presque irréelle. Cependant, l’odeur herbeuse et naturelle de cette femelle lui prouvait qu’elle était bel et bien devant lui, en chair et en os. Le silence qui c’était réinstaller après le bruit de la brindille ne dura pas. Car la jument lui adressa la parole. Depuis quand la forêt appartenait à un animal en particulier …


    « Un cheval … comme tu peux le voir … »

    C’était bien le genre de réponse froide et déplaisante que donnait toujours Pythagore. Visiblement être aimé ou détesté lui était trop peu important pour sembler vouloir faire bonne impression. Ronflant doucement des naseaux, l’imposant mâle détourna quelques instants les yeux de la femelle alezane pour regarder le trou de l’arbre. C’était une chose qui l’intriguait beaucoup. Mais pour le moment, il avait une jument à se mettre à dos. Elle ne connaissait pas son histoire, son passée et encore moins ce qu’il était au fond. C’était pourquoi il devait faire tout en son pouvoir pour qu’elle ne s’attache pas à lui …
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