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 « Fallen Angel » [Libre]

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? / Ice Wing
« A dancing Demon, splattering Crimson... »


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MessageSujet: « Fallen Angel » [Libre]   Jeu 1 Nov - 15:30



« Fallen Angel »
Personnage temporaire - Libre (Âmes sensibles s'abstenir)

Spoiler:
 


« La douleur...
Si forte, elle le transperce de part en part. L'odeur du sang lui fait tourner la tête, le bruit de sa respiration lui est insupportable. Pourquoi la fin ne vient-elle pas ? Il lui tarde de mourir et d'en finir avec cette souffrance qui le paralyse. Il ferme les yeux, attendant que la mort tombe sur lui et le libère, il oublie les sons environnants, il oublie la douleur.
... S'est enfin apaisée. »


Une pierre vint rebondir quelque part sur son corps. De petite taille elle n'aurait pas du lui faire très mal, pourtant la douleur fut telle qu'il crut mourir. Il aurait voulut hurler mais aucun son ne sortait de sa gorge. Autour du point d'impact il lui semblait que sa peau avait pris feu, ce fut une violente décharge qui traversa ses muscles. Il ouvrit les yeux, la lumière vive l'aveugla, et il dut les refermer quelques instants, avant de pouvoir à nouveau soulever ses paupières. Peut-être aurait-il du les garder fermées ? Il tenta de se relever, épouvanté, mais aucun de ses muscles ne semblait vouloir répondre, de lourdes pierres l'écrasaient par endroit, et pourtant il ne sentait rien. Il souleva désespérément sa tête, mais son corps ne suivait pas. Pendant un long moment il s'acharna sans succès, et finit par laisser sa tête retomber lourdement sur le sol. Il garda un instant les yeux ouverts, contemplant le spectacle qui l'avait tant effrayé, comprenant qu'il n'était non pas spectateur, mais bel et bien acteur de cette sinistre comédie.
Lorsqu'il rouvrit les yeux le soleil se couchait, baignant le paysage d'une rouge sang trop réaliste. La souffrance s'était réveillée. Il sentait désormais le poids de la pierre qui le recouvrait, la douleur lancinante qui le traversait de part en part, et il se souvint. Il se souvint de sa longue agonie, cette vaine attente de la mort, qui au final n'était pas venue le chercher. Il avait souffert durant des heures, et pour quoi ? Au final il allait agoniser ici, assoiffé et affamé, avec pour seule compagnie celle des comédiens macabres qui l'entouraient. Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi n'était-il pas mort ? Qu'avait-il fait pour qu'on lui refuse ainsi l'accès à la délivrance ?
Quelques heures s'écoulèrent. Il n'avait toujours pas bougé. La lune dans le ciel semblait le bercer de sa pure lumière. Il avait si mal. L'odeur de la mort était partout, celle du sang séché le rendait malade, son estomac le tenaillait et sa gorge semblait s'enflammer à chacune de ses inspirations. Tout à coup, comme pris d'un soudain spasme, il releva la tête. Son regard était terne et vide, tout espoir l'avait quitté, et pourtant sous les rayons de la lune, il bougea son antérieur. Une lourde pierre le bloquait, il lui fallut de longues minutes de souffrance pour le dégager. Ce fut au tour du deuxième, coincé sous son corps. Il se souleva lourdement, des pierres roulèrent le long de ses flancs et de son échine, réveillant la douleur. Ses postérieurs furent plus long à libérer, à chaque mouvement la douleur le déchirait, jusqu'à ce que finalement tout cesse, lorsqu'il put poser ses quatre membres au sol. L'un de ses postérieurs ne semblait plus vouloir supporter son poids, il manqua tomber en prenant appui dessus.
Il regarda autour de lui. Les cadavres enchevêtrés les uns sur les autres, le sang qui colorait les pierres, la mort... Et il se contempla lui. Son corps était déchiré, recouvert d'une épaisse couche rouge qui avait d'ores et déjà séchée. La peau arrachée par endroits laissait entrevoir des muscles. Derrière lui il laissait un bassin magenta, qui peut-être nourrirait les corbeaux. Il regarda ce qui l'avait tant effrayé à son réveil, la mâchoire explosée d'un autre équidé. Ses membres disloqués, son corps partiellement enseveli, ce spectacle macabre le fascina pendant quelques longues secondes. Et tout à coup il se détourna, et commença à s'éloigner. Sur son chemin il croisa un autre blessé, qu'il ne salua pas, se contentant d'avancer, le regard dans le vide. Plus loin, un équidé agonisant expira un dernier râle qui s'apparentait à un gargouillement... Tous acteurs de cette même comédie.
Le soleil commençait à éclairer le monde ses rayons quand l'équidé s'arrêta. Un creux dans la roche avait retenu l'eau d'une averse. Il voulut se pencher pour boire, mais son regard fut attiré par l'aube ensanglantée qui lui révéla des terres détruites. Une épaisse fumée noire s'élevait encore par endroits, tandis que le vent charriait l'odeur des nombreux cadavres. Un immense sentiment de solitude envahit l'équidé. Il se laissa tomber.
Comme si toutes les forces qu'il avait brassé pour se déplacer le quittaient d'un seul coup, comme si soudainement la mort le rattrapait. Son corps heurta la pierre froide, mais il ne sentait plus rien. Son museau, à quelques centimètres de l'eau, se reflétait à sa surface. Du sang commença à couler de ses naseaux, jusqu'à tomber dans l'eau. La dernière source d'eau claire se teinta du même vermeille que celui de l'aube ensanglantée, que celui du sang qui avait coulé, que celui qui continuait à être versé.
La respiration de l'étalon se calma, son regard se perdit dans la contemplation de son reflet dans l'eau colorée de son sang. Une pensée traversa l'esprit de l'animal, comme une évidence imprononcée sur laquelle il mettait enfin des mots. Et le silence se fit.
« La vie est une comédie macabre dont nous sommes les acteurs. »








[J'imagine que vous vous demandez "Est-il mort ?" Eh bien pour le savoir... Il faudra écrire la suite de l'histoire \o/ ]


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Dernière édition par ? / Ice Wing le Sam 10 Nov - 11:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « Fallen Angel » [Libre]   Ven 9 Nov - 22:35

[Tatatatatataaaa tatatataaaaaaata tatatataa (sur la musique de Superman, hein !). Je me lance sur un personnage temporaire → Oui, je te recopie. ]

« FERRYMAN.SOULS. »
« The Black Angel sing for me »
« Sing for Me - Ange Noir ♥ »

« Tu marches, seul, désespéré, sans aucune idée de ce que tu fais. Ô, mon beau Souls. Te souviens-tu de ton petit surnom mon amour ? Ferry. Tu étais beau, tu étais grand, tu étais fier, tu étais un guerrier. Mais aujourd'hui, tu es... un lâche, un idiot, une vermine, une pustule, une erreur... un ange déchu. Ta robe noire est salie par le temps et tu marches, rien ne peut t'arrêter. Ou peut-être une chose. Quelqu'un peut se mettre en travers de ton chemin, et cette personne, c'est moi. Mais ne suis-je pas partie ? Peut-être que si. Peut-être que nom. Ce que je sais, c'est que je t'ai tué, tu es parti, de ton plein gré. Tu étais passeur d'âme, d'où ton nom. Mais maintenant, qu'es-tu ? Un revenant. Tu viens hanter ces terres qui furent tiennes, un jour. Mais elles ont tant changé... »

Le sang s'écoule encore sur son épaisse peau, se frayant un passage entre les poils couverts de poussière. Il lui semble pourtant qu'il s'en est vidé lors de sa chute. Ce mont n'était-il donc pas assez haut ? Les divinités l'ont gracié, et il a alors aidé les personnes à passer dans l'autre monde. Seulement, elle arriva un jour. Belle, douce, timide. Elle était pâle et ses pommettes étaient hautes et roses. Et alors qu'il bredouillait quelques paroles incongrues, une voix dans sa tête lui rappela son rôle : il devait faire passer les âmes. Devant la longue file qui se trouvait devant lui, il regarda la belle demoiselle : elle était si parfaite. Il refusa net de l'envoyer à la mort, et sans réfléchir, il l'entraina dans une course folle. Fuyant le paradis, la damoiselle le suivit dans une courte cavale. Eh oui, après deux jours de fuite, le sol s'ouvrit sous elle, l'entrainant en enfer. Demoiselle était partie là d'où personne n'était revenu. Jamais, non, jamais. Sans comprendre pourquoi, lui, a été épargné. Tout simplement parce que les divinités le font payer, le font souffrir. Ne l'a-t-il pas mérité, après tout ? L'immortalité est une part de lui. Pourquoi, après son acte criminel ? Parce qu'il est un ange déchu, parce qu'il doit payer, parce qu'il doit souffrir du manque de Damoiselle...

Son poil est terne, noir de nature. Il ne luit pas, ne brille plus. Ses yeux sont différents, oh oui, si différents. L'un est onyx, l'autre n'est plus : crevé il y a bien longtemps... Il est grand, et les cicatrices, nombreuses, recouvrent son corps comme un chaud manteau d'Hiver. Il pince les naseaux, et ses membres s'entrechoquent en un trot déséquilibré et discret. Un autre étalon est là, lui aussi semble mort. Lui aussi, souffre en silence. Ferryman Souls continue au trot, et il voit un miroir. C'est un miroir, oui. La souffrance se lit dans les yeux de celui qui lui fait face. Souls ne remarque même pas qu'il s'est arrêté. Ses yeux ont perdu toute lueur il y a bien longtemps. Tout le monde s'écarte sur son passage, ils ont peur de lui, peur de sa froideur, peur de sa haine, peur de son cœur de pierre, peur de son regard qui en dit long. Ils ont peur de tout chez lui. Mais il n'inspire aucune confiance. Aucune pitié. Un goût désagréable et métallique coule sur sa langue. Du poison, le sang, qui nous rend si facilement dépendant. Il semble que ses entrailles s'écoulent dans sa bouche, coulant sur sa langue autrefois si sensible. C'est le seul goût qu'il sent, désormais. Rien d'autre ne parvient à ses naseaux, à sa langue... Rien. Niet. Nada. Il ne sait plus si il pleut, si il neige, si il y a du soleil, de l'ombre. Il a perdu la notion du temps. Alors c'est ça, la mort ? C'est étrange. C'est... Dur. Il regarde l'étalon qui est en face de lui. Il lève un peu le menton, le jaugeant. Il lui pose alors une question très pertinente, son œil unique cherchant à percer l'âme même du grand étalon qui est là, son reflet. Il cherche à voir ce qu'il se cache dans ses pensées, dans son cœur. Mais il ne voit... Rien. Niet. Nada. C'est tellement bizarre.

« A votre avis, camarade, y a-t-il une issue à la mort ? »

[ Bon, je sais pas ce que tu en penses hein, moi je trouve ça pas terrible et brouillon. x) ]

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MessageSujet: Re: « Fallen Angel » [Libre]   Sam 10 Nov - 12:45


[C'est magnifique ce que tu as écris *-*]


« Si tout ceci n'est qu'un jeu de marionnettes, qui donc tire les ficelles ? »

Une vibration se répandit sur le sol, résonnant dans son crâne, le poussant à rouvrir les yeux, encore. Une ombre large tomba sur lui, barrant la route des rayons du soleil qui venaient réchauffer son corps refroidissant, gagné par la mort. Pourquoi tout était-il si difficile ? Pourquoi ne pouvait-il pas simplement mourir ? Qu'avait-il donc fait pour que la délivrance se refuse à lui, s'esquive, et joue ainsi à le torturer ?
A moins que cette ombre qui s'étendait sur lui ne soit celle du sommeil éternel ?
Il ne sentait plus rien, ses muscles ne répondaient plus, il se contenta alors de déplacer son regard vers l'équidé qui l'observait. Sa robe était aussi terne que celle du mourant, recouverte d'un rouge désormais ternit car séché. Il n'y avait plus qu'un petit filet écarlate, encore rempli de vie et miroitant, qui s'écoulait goutte à goutte de ses naseaux. Il se mourrait de l'intérieur. Et pourtant, malgré cette pensée macabre il ne pouvait s'empêcher de ressentir cette douce jubilation à l'idée que bientôt tout serait finit. Peut-être la mort se faisait-elle désirer ? Mais quoi qu'il advienne, elle viendrait chercher son dût; lui.Que penserait-elle de lui en le voyant ainsi, allongé, sans forces, pas même celle de lever la tête pour la regarder droit dans les yeux, que penserait-elle de lui à ce moment là ? Peut-être le laissera t-elle souffrir encore quelques minutes d'agonies en le contemplant avec une délectation froide ? Ou bien abrégerait-elle ses souffrances en étendant sur lui ses ailes glacées, lui apportant le froid éternel ?
Mais ce ne pouvait être elle, face à lui. Il n'était qu'un cheval à la robe sans éclat qui le contemplait comme un miroir. Que pouvait-il bien voir dans les yeux d'un mourant qui le captiva ainsi ? Il se le demandait, et pourtant lui même plongea son regard dans le sien, découvrant dans ce regard vide la souffrance que lui même ressentait. Ce ne pouvait être la mort qui venait le chercher, car lui aussi attendait sa venue... L'étalon entrouvrit ses lèvres, il voulut formuler des mots, mais seul un râle douloureux franchit la barrière de ses lèvres. Il tente de soulever sa tête, mais elle ne bouge pas. Il essaye à nouveau, elle se soulève légèrement, mais ses muscles brulent, et sans son consentement, ils laissent retomber le poids qu'ils ne peuvent plus supporter. L'os de sa mâchoire heurta le sol sans violence, il n'avait même pas pu soulever suffisamment sa tête pour se blesser... Ou alors était-ce parce qu'il ne ressentait plus rien ? Sa paupière retomba doucement. Il était fatigué de contempler la lumière du soleil levant, fatigué de regarder cet inconnu qui observait silencieusement son agonie.
Attendait-il que la mort arrive, pour pouvoir quitter ce monde avec elle ? Quelles pensées pouvaient donc fourmiller dans l'esprit de cet inconnu silencieux ? Si peu remarquable, et pourtant il avait captivé l'animal blessé qui attendait son heure pendant quelques instant... Il rouvrit les yeux. Il était toujours là. L'étalon n'avait plus la force de penser, il ne voulait même plus se demander le pourquoi des actions de l'inconnu, il n'était qu'un marionnette donc les fils s'étaient brisés, un poupée inutile qu'on laissait giser au sol en attendant de la détruire pour en construire une meilleure...
L'inconnu avait encore quelques fils. Même si la douleur lisible dans son regard laisser deviner un désir de disparaître, lui continuait à tenir debout, ses membres le supportaient encore, et l'avaient porté jusqu'ici... Dans quel but ? Qui donc tirait les ficelles de ces deux personnages, en laissant un attendre mourant, et l'autre attendant l'arrivée du sommeil éternel avec les restes de fierté qui lui permettaient de tenir debout au milieu des corps de ceux qui déjà étaient tombés.
Qui donc tire les ficelles de ce jeu cruel ?



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MessageSujet: Re: « Fallen Angel » [Libre]   Jeu 13 Déc - 14:21

[Tu as une drôle de description de ce qui est magnifique Ôo x) Mais merci quand même ^^]

« FERRYMAN.SOULS. »

Pourquoi ne pas réfléchir quand nos neurones sont valides ? Pourquoi se lever si on en a plus la force ? Pourquoi rêver quand il n'y a plus d'espoir ? Pourquoi y croire quand on en a plus le pouvoir ? Pourquoi rugir si on a plus la mâchoire ? Pourquoi se nourrir si de toute façon on va mourir ? Pourquoi vouloir quand on ne sait plus ? Pourquoi survivre quand on ne peut plus ? Pourquoi s'aveugler quand il n'y a plus de lumière ? Pourquoi désespérer s'il n'y a plus de clair ? Tant de questions. Mais jamais, Ô grand jamais, n'espérez avoir de réponse. Ferry, tu en attends une depuis trop longtemps. Tu y a cru, tu l'as su... Tu sais que bientôt le croque-mort l'annoncera, la mort du plus beau et du plus sot... Tu as cru en moi, tu as su que tu ne devais pas... Et pourtant, tu l'as fait. Tu m'as aimée aveuglément, tu m'as laissée te malmener, te précipiter face au vent... Il frappait ton visage et malgré l'odeur putride de la peur, malgré l'angoisse et la douleur, malgré le goût dégoûtant de la mort, tu as toujours continué. J'étais la femme de ta vie, mais notre amour était impossible. Nous étions destinés à la mort, au départ... Tu t'es accroché fermement à la vie, tu m'as laissée partir. Mais tu sais, je suis toujours là. Ne vois-tu pas ma silhouette derrière les arbres ? Mon ombre s'accrocher ; elle te désarme... Tu ne peux faire qu'espérer sa venue, la venue de celle que tu as redouté... La mort qui s'accroche à ton odeur comme le sang à ton poil. Tu crois que je me suis taillée les veines sur ton dos pour te faire peur, tu crois que je t'ai fouetté de mes cheveux pour la douleur ? Non, tout ça pour me délecter de ce plaisir. Car au fond, tu sais qu'elle te traque, qu'elle te cherche, qu'elle arrive... Elle est en route, Ferry, elle va te montrer ce qu'est la vie de derrière, la vie seconde. Mais tu n'iras pas au paradis. Un char de glace et de feu te tire ; on t'a enchaîné, on t'entraine au fin-fond de la Terre... Tu ne reverras pas le soleil, et chaque jour la bave dégoulinant de la gueule ouverte de Cerbère, et lui qui attend patiemment ce jour où il pourra enfin te tuer. Tu ne comprends pas cet élan de violence, de peur, d'angoisse, de colère, de joie, d'excitation, de drôlerie, de fureur, de folie... Il te perce tel une balle de fusil à pompe, et tu regardes le spécimen à tes pieds. Tu rêves alors de meurtre, de vengeance. Pourquoi a-t-il cette faiblesse, lui ? Pourquoi va-t-il avoir la mort ? Pourquoi pas toi ? Parce que moi, je suis dans ton chemin. Tu ne l'as pas oublié, j'espère...

« Relève-toi ! Ne sois pas faible ! », cries-tu sur le pauvre animal mourant.

Mais tu t'en fiches ! Si il meurt, alors toi aussi. Tu ne veux pas qu'il parte avant toi, tu veux partir, tu veux mourir. Tu as tenté de te suicider, et je t'ai taillé les jarrets -comme tu me l'as demandé-, comme moi je l'ai fait en me taillant les veines. Tu t'es jeté de la fenêtre de ma petite chambre, tu as failli brûler dans un incendie et tu as voulu devenir un saucisson -jusqu'à ce qu'arrive un organisme... Mais pourquoi ?! Pourquoi ne veut-on pas que tu meures ? Parce que je suis là, je serais toujours là Ferry. Quoi que tu fasse, quoi que tu dises... Dans ton regard comme dans ta voix, on peut lire la haine, la fureur, la violence, l'angoisse, la colère... Tout ce qui représente ton mal, Ferry, tout ce que tu caches au fin fond de ton cœur, toutes ces émotions ressurgissent et te brûlent les yeux et les lèvres. Ton regard s'enflamme à tel point que le sang y abonde, les larmes coulent... Elles sont d'abord transparentes et tu les gouttes quand elles s'écrasent au coin de tes lèvres. Elles sont salées. Puis prennent vite une teinte rouge. Et tandis qu'elle se posent de moins en moins délicatement sur tes commissures, tu sens leur goût âcre... Le goût de la mort et de la peur, de la douleur et de la colère, de la haine et de la tristesse... Le goût métallique est tout juste dégoûtant. Tu craches à côté de l'autre cheval qui n'a plus la force de parler... Il semble même qu'il ne t'entend pas. Tu plaques tes oreilles en arrière et tu te cabres... Tu n'as plus de forces, Ferry, et tu les utilise en effrayant un animal à moitié-mort... Tu le menaces de tes dents comme de tes sabots, rien ne semble pouvoir lui faire face ; la douleur est trop grande... Et tu sens la douleur. Tu sembles avoir couru un marathon. Tu tombes sur les genoux. Puis sur le flanc droit. Puis tu souffles... Vas-tu partir, enfin ? Non, c'est impossible ! Tu ne peux pas ! Au lointain horizon, je m'époumone. Un cri résonne. Le mien, Ferry.

« Lève-toi, idiot ! Tu ne peux pas mourir ! Pas encore, du moins... Je n'en ai pas fini avec toi...

Non. Tu ne peux pas. Pas tant que je t'aurai, pas tant que je te contrôlerai. Tu t'efforces de bouger tes sabots. Un à un ils te lèvent, ils te sauvent. Je t'ai déjà tué de l'intérieur, et je t'ai esquinté de l'extérieur. Ce soir, vais-je commettre un meurtre, vais-je réparer un jouet cassé, ou bien vais-je simplement m'amuser...?

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MessageSujet: Re: « Fallen Angel » [Libre]   Lun 17 Déc - 21:18


« Nous ne sommes jamais plus vivant que dans le regard d'autrui. »

Quelques larmes apparurent aux coins des yeux de l'étalon tandis qu'il clignait, laissant ses paupières couvrir son regard un instant, humidifiant sa cornée asséchée car laissée exposée à l'air trop longtemps. Ses larmes, réponse physique à une exposition prolongée à l'oxygène sans humidification, n'étaient-elles pas aussi un dernier appel à l'aide ? Était-ce son cœur qui saignait de n'obtenir enfin le repos auquel il aspirait depuis si longtemps ? Les larmes qui coulèrent le long de sa joue n'étaient-elles pas la dernière preuve qu'il était encore en vie ? Il se laissait aller, laissant son corps s'engourdir sans plus prêter attention à l'inconnu.
Pourtant un cri le tira de sa torpeur. C'était cet inconnu, qui l'appelait. Pourquoi criait-il ? L'étalon voulait dormir, il était si fatigué. Pourquoi ne le laissait-on pas tranquille ? Ce cri n'aurait pas du attirer son attention de la sorte, d'ordinaire il n'y aurait prêté aucun intérêt, et pourtant cet appel l'avait éveillé. Il cligna à nouveau des yeux, et posa son regard sur l'autre cheval. En lui ordonnant ainsi de se lever, ne projetait-il pas sur le mourant son propre désir de vie ? Pourquoi un cheval qu'il ne connaissait ni d’Ève ni d'Adam l'interpellerait ainsi, se permettant de lui donner l'ordre de ne pas mourir ? Quels droits croyait-il avoir sur lui ? En fait, ne faisait-il pas qu'exprimer sa propre crainte de voir sa vie de terminer ? A moins qu'il n'exprimât par là son désir de vie, qu'il reflétait sur celui que toute énergie quittait... Quelle qu'en soit la raison, l'inconnu cria, et ce cri résonna dans la tête de celui qui attendait la mort. Peut-être l'attira t-il aussi, car soudain la volonté qu'il avait perdue sembla revenir violemment, le poussant à vouloir se lever. Mais déjà ses muscles étaient engourdis, et il n'arrivait plus à bouger. Une peur intense, comme une soudaine réalisation de sa mort imminente, le traversa et le paralysa. Le blanc de ses yeux apparut, il lança un regard désespéré à cet inconnu qui lui avait fait pleinement réaliser qu'il allait mourir. Pourtant il le savait. Mais peut-être était-ce là sa prise de conscience de l'idée qu'il allait disparaître. Qu'y a t-il après la mort ? Le néant ? A quoi devait-il s'attendre ? Les questions s'amoncelaient dans son esprit, il perdait pied, il avait peur.
L'inconnu tomba. D'abord ses genoux, puis son flanc heurta le sol, et bientôt leurs têtes se retrouvèrent bien plus proches qu'elles ne l'avaient jamais été. Il pouvait sentir son souffle, trop lointain pour soulever ses crins alourdis par le sang séché. L'étalon planta son regard dans l'inconnu du même sexe, et y chercha des réponses, sans même savoir ce qu'il voulait trouver. C'est surement pour cette raison qu'il ne trouva rien, si ce n'est un semblant de douleur que l'inconnu n'exprimait pas dans ses yeux. Déplaçant ses yeux, le mourant put apercevoir les restes de cicatrices qui avaient certainement été profondes. Il aurait voulut poser des questions, mais il ne pouvait ouvrir la bouche. Seul un souffle rauque s'échappait de ses naseaux, un souffle chaud qui ne faisait qu'annoncer l'approche de la fin. Mais la fin, qu'était-ce donc ? A nouveau cette question se posait de savoir ce qui l'attendrait une fois que la mort serait venue le chercher. Paradis, Enfer, des notions en lesquelles il ne croyait pas. Mais si il ne croyait pas en une vie après la mort, en quoi pouvait-il donc croire ? Était-ce vraiment la fin de son existence ? Son corps deviendrait poussière après avoir été dévoré par les corbeaux voraces et les charognards avides de sang. Cette poussière serait dispersée, et une fois que tous ceux qu'il a connut l'auront oublié, il n'aura jamais existé. Le regard des autres, voilà qui donnait un sens à l'existence, car sans les autres aucune trace de son passage sur terre, il ne serait qu'une existence sans importance dont personne jamais ne se souviendra...
Il contemplait l'inconnu sans lui répondre. Pourquoi se laissait-il tomber au sol après lui avoir intimé de se levé ? Ses belles paroles ne tenaient-elles que pour autrui ? Ou était donc passé son courage et son assurance ? Si il l'avait pu, l'étalon lui aurait surement craché des insultes, lui exprimant ainsi sa façon de penser. Mais même si il avait été en mesure de parler... Cet inconnu lui inspirait aussi une pitié qui ne lui donnait pas envie d'exprimer sa pensée aussi violemment, lui donnant plutôt envie d'essayer de réconforter celui qui semblait souhaiter le même sort que le sien... Le réconforter pour se réconforter lui même, et dissimuler sa peur grandissante, qui lentement rongeait toutes ses convictions, lui faisant désormais redouter l'arrivée de la mort qu'il attendait tant.



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MessageSujet: Re: « Fallen Angel » [Libre]   Mar 15 Jan - 8:45

Tu ne peux plus. Mes cheveux volent, s'envolent, virevoltent et battent tes flancs à la mesure de ce cœur qui battait autrefois en ma poitrine. Mes crins blonds tombe sur mes petites épaules et je me blottis contre toi. Pour que tu sentes ma peau blanche contre ton poil sombre, pour que tu entendes les battements incessants du cœur que je t'ai volé, que tu voies le couteau que je balade sur ta gorge... Pour que tu souffres, Ferry, et que tu comprennes enfin ce que c'est, la douleur... Les couleurs te sont dissimulées par une nuit dont tu es incertain, et tu ne vois que les morts, par terre. Des tâches quelque peu colorées remplacent les lignes fièrement dessinées. Tu ne vois rien d'autre que moi, que cet équidé. Tu n'as pas encore perdu la vue, la parole, l'odorat... Tes courbes se dessinent au sol et tu souffres, comme cet équin à tes côtés. Tous deux, vous avez perdu la vie, au fond. Toi, tu n'as plus de cœur, plus de quoi exprimer la douleur... Mes petits doigts glissent sur ton encolure, et tu te rends compte combien ils sont froids. Mes yeux sont-ils verts ? Bleus ? Blancs ? Noirs ? Gris ? Marrons ? Rouges ? En ai-je, simplement ? Peut-être, peut-être pas...

Tu cherches des réponses depuis toujours, Ferry. Tu en cherches depuis que je suis ici, sans être là... J'entortille tes crins autour de mon doigt et te souffle une poésie à l'oreille. Sais-tu ce qu'elle dit ? Elle conte la plus belle et la plus douce des histoires, à mes oreilles : la mort ; la douleur ; la peine ; la haine... Je crie bientôt. Pour te faire peur, pour te faire réagir. N'entends-tu donc pas ce rugissement ? Ne comprends-tu donc pas pourquoi, comment..? Tu ne dois pas comprendre, tu ne peux pas, tu ne veux pas. Ca ne te servira pas, ça ne te servira plus. Je te regarde cruellement, et t'enlace délicatement.

Mes bras, mes mains et mes doigts qui filent le long de ton corps pour te serrer contre moi sont froids. Souviens-toi que je suis morte, tout de même. Tu ne m'effaceras pas, de ton cœur qui est mien désormais, de ton âme qu'hier encore je t'ai volée, de ton esprit que demain je t'emprunterais ; non, tu ne m'effaceras pas, Ferry, tu n'en auras ni le cœur, ni l'âme, ni l'esprit ; tu n'en as pas le pouvoir. Tu n'aurais pas du le laisser faire, tu n'aurais pas du me regarder mourir. Car aujourd'hui, c'est ton tour, Ferry...

Tu regardes cet inconnu, prêt à mourir. Tes cris l'ont poussé à tenter de se relever. Il a essayé, sans jamais y arriver. Tu fermes les yeux et attends la mort. Tu attends la fin. Peut-être la mort, arrivera-t-elle assez vite pour t'éviter d'autres souffrances... ou peut-être ces dernières seront-elles éternelles... Seule la grande faucheuse nous le dira...

« On ne peut pas s'en aller aussi vite qu'on est venu... »

Ferry, tais-toi donc...

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MessageSujet: Re: « Fallen Angel » [Libre]   Sam 19 Jan - 19:53


« Adieu à jamais. »

Ton regard, mon regard. Nous sommes perdus n'est-ce pas ? Nous ne nous relèverons pas, et ce combat pour réveiller mes muscles engourdis, ce combat était mon dernier combat. Désormais je la ressens la peur. Elle pèse sur moi, si lourde, si froide. Pourquoi maintenant ? Alors que j'étais résigné, que j'attendais, que je souhaitais. J'aurais pleuré, imploré pour qu'elle vienne me chercher et m'emmène loin de toute cette souffrance. Mais maintenant je voudrais pleurer, laisser les larmes exprimer cette peine et cette angoisse qui m'envahissent. Pourquoi n'est-elle pas venue plus tôt ? Était-ce son but que de me laisser expérimenter la peur de sa venue ? Cruel pourfendeur à la faux aiguisé, pourquoi n'est-tu pas là ? Combien de temps vais-je encore devoir endurer tout cela ? Délivre moi de cet enfer; peut-être que celui ou tu me mèneras sera meilleur. A nouveau tu le vois je souhaite mourir, mais c'est désormais pour mettre un terme à cette angoisse qui a pris possession de mon corps.
L'inconnu ne bouge pas. Pourtant dans son regard je crois lire tant de choses, de souffrances, tant d'expériences vécues. Pourquoi se laisse t-il tomber ainsi, lui qui était encore debout après toute cette destruction. Pourquoi ce survivant se laissait-il abattre sans raison ? Quels tourments l'ont ainsi poussés à abandonner tout espoir, à renoncer ? Je le regarde, il me regarde. Je souffle doucement, l'air se rafraichit, ou bien est-ce mon corps ? Mon museau est toujours aussi proche de l'eau. Une nouvelle goutte de sang viens heurter la surface que ma respiration trouble. L'eau s'est teintée de rouge, un magnifique vermeille, l'eau s'est teintée de mon sang. Lui ne saigne pas, son corps semble indemne, mais son esprit, surement, ne l'est pas. Quelles tortures peut-il bien souffrir ? Attends-tu toi aussi la mort camarade ? Veux tu qu'elle vienne nous prendre ensemble ? Ainsi je ne serais pas seul. Mais moi cette mort me fait peur désormais, et j'aimerais que finalement elle m'oublie, me pardonne, et me laisse encore quelques années. C'est étrange comme la perspective de quitter ce monde rend toutes les choses très relatives. J'ai l'impression de redécouvrir cet univers, l'eau rouge devant moi, si simple, pourtant me fascine. Et c'est une nouvelle soif de découvrir et parcourir la terre qui fourmille dans mes jambes. Je vais mourir et c'est maintenant que je réalise à quel point j'aime ce monde; à quel point j'ai peur de le quitter, et de ne jamais plus parcourir ces paysages qui me sont désormais cher. Je vais mourir avec des regrets n'est-ce pas ? Le regret de ne pas avoir plus profité de la chance qui m'étais offerte. C'est donc le lot de tout mortel, regretter avant de mourir. Mourir dans le regret. J'aurais aimé le savoir plus tôt, j'aurais mieux profité de ma vie. Mais le moment n'est pas venu de penser à sa. L'équidé qui me fait face n'a plus de volonté, et moi c'est une envie fraîche et puissante qui désormais me tenaille; Je veux échapper à la mort.
Je ne sens plus mes muscles, pourtant j'essaye de les réveiller, je me concentre dessus, je veux les faire bouger. Un simple tremblement me suffirais; Je veux me sentir vivant. J'essaye, je parcours mon corps, je recherche des sensations. Et le froid semble s'intensifier. Pourtant je continue, je persévère. Je veux bouger. Ce faisant j'observe l'inconnu, j'attends, ou plutôt j'espère qu'il va lui aussi se battre. Parce que je ne veux plus devoir lire dans ses yeux "Adieu, à jamais. "



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MessageSujet: Re: « Fallen Angel » [Libre]   Dim 20 Jan - 21:15

[Ton texte est... *.*]

Et si nous nous battions ensemble ? Et si nous vivions sans être contraints d'être seuls ? Et si nous écartions nos problèmes ? Et si nous ne disions pas Adieu à jamais ? Et si nous nous relevions ? Je te sens bouger, camarade, je sens ma chère damoiselle s'en mordre les doigts. Elle crie, glapit, hurle, s'énerve et s'acharne sur mes oreilles. « Souffre, Ferry ! Souffre ! », crie-t-elle à tue-tête. Mais non ! Je vais me battre ! L'eau qui se teinte de rouge, les membres de mon camarade qui s'agitent, mes dents qui grincent et mes oreilles qui se dressent. Mes yeux qui s'ouvrent à nouveau, l'espoir qui renait... Un étrange froid parcourt nos corps et un cor de chasse à mes oreilles résonne. Alors je sais que je dois me relever, que tu dois te relever, que l'on doit avancer ensemble ! Nos âmes et nos cœurs sont meurtris, on ne veut plus partir ! Très bientôt, l'image de la demoiselle dont les doigts filent sur mon corps glacé se brouille un peu et un visage noir se penche sur moi. La Grande Faucheuse me regarde et ses yeux me dévorent. Elle me veut. Alors je te jette un regard paniqué. Je ne partirai pas. Plus maintenant. Viens, camarade ! Ne craignons plus le futur ! Levons nous, tu peux le faire ! Je le peux aussi ! Vois-tu ce visage qui nous veut ? Qui vole nos âmes ? Je bascule comme je le peux sur le côté et je pose un instant mes naseaux sur ta blessure ouverte. Je panse ta plaie, ami. Et je pousse sur mes membres. Je te donne un peu de ma force, je t'encourage d'un regard qui en dit long. Allez, allons ! Viens, suis-moi dans les prairies de nos passés, de nos présents, de notre futur... Je t'encourage tandis qu'en un dernier effort je me lève. Je te regarde, je te dis au travers de mes yeux que tu dois te lever, que tu ne dois pas laisser cette dernière étape t'enlever. Tu es désormais mon soutien, et je serai le tien si tu le souhaites. La mort nous sourit et nous invite à la suivre d'un bras. Ne la vois-tu pas ? Ne l'entends tu pas ? Surtout, ne l'écoute pas. Tourne lui le dos, et refuse sa proposition. Ne la suis pas. Suis moi.

Je tourne la tête, celle-ci me tourne. Je plisse les yeux et décèle les formes sombres de cette déesse de la mort, qui t'invite toi aussi. Je lève la tête et soupire, fatigué. Mais pour toi je survivrai, pour toi mon ami, mon espoir. Je lève la tête, et je m'avance vers toi, faisant un pas vers ton corps. Je bouscule la Faucheuse, qui en un nuage noir et brumeux s'évanouit. Viens donc, mon frère. Suis-moi, et vivons autant que nous le pouvons.

« Ne me laisse pas. »

Ne me dis pas Adieu à jamais.

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