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 The twilight of life-Libre-

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Lune rouge
Les mots ne vivaient que par eux.



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MessageSujet: The twilight of life-Libre-   Mer 5 Déc - 14:54

Tremblante, haletante, souffrante, elle avançait d'un pas heurté au milieu des roches émergeant du sol. Des roches vestiges d'un passé. Une ville. Le paysage avait beau ne pas être sa principale préoccupation, il était un peu difficile de ne pas se perdre dans sa contemplation. Un nouveau mouvement la coupa cependant. Elle tourna la tête vers son ventre et l'effleura du bout des naseaux. Malgré toute la douleur occasionnée elle était heureuse. Elle trébucha soudainement sur une pierre au sol. Regardant à nouveau devant elle, elle se redressa avant de tomber à terre. Avec difficulté mais elle réussit. Devant elle, elle avisa un mur. A moitié écroulé, tombant encore un peu sous l'effet du vent, mais assez entier pour qu'elle s'abrite derrière. Sans se poser plus de question, elle s'y dirigea. Un pas après l'autre. Une deuxième douleur la saisit brutalement et l'empêcha de continuer. Elle sentit ses jambes commencer à plier sous son poids mais se repris au dernier moment et résista à l'attraction terrestre. La douleur passa rapidement et elle put reprendre son chemin. Un souffle de vent ébouriffa ses crins dans sa lente progression et la força à rabattre ses oreilles en arrières pour les protéger de la bise froide. Quelques instants plus tard, le souffle recommença. En plus violent et plus glacé. Elle releva la tête, sentant l'air. Quelques chose semblait se préparer. Le ciel était gris comme un mauvais jour. Mais pas noir. Qu'allait-il se passer ? Encore une catastrophe ? Depuis de longs mois, c'était devenu le quotidien. Les éléments se révoltaient. Le feu, l'air, l'eau, la terre. Chaque jour la mort nous frôlait avec. Non. Pas aujourd'hui. Aujourd'hui était un jour trop beau pour mourir. Mais on ne décidait pas toujours. Ce n'était pas cela qui nous empêchait d'espérer. Ce qui nous empêchait d'espérer c'était la peur. Et là, elle avait peur. Une légère angoisse s'immisçait entre ses entrailles et remontait avec son sang. Une forte bourrasque vint la déranger et elle ferma les yeux en se rétractant. Au même instant, une nouvelle contraction vint la déranger. Et cette fois elle ne put faire grand chose à ses jambes se dérobant sous elle. Tombant au sol, elle peina à reprendre son souffle. Se couchant en vache le temps de se remettre assez pour pouvoir se relever et continuer. Elle ferma les yeux et attendit quelques minutes en respirant profondément. S'attendant à ce que sa contraction fasse comme le vent et s'apaise, elle resta sans bouger. Hélas, rien ne se passa dans le sens escompté. Le vent se releva. La douleur continua. Ha non ! Elle était à découvert.. En plein vent alors que celui-ci montait en puissance. Ce n'était pas le moment. En plus, elle était seule. Les jumeaux arrivaient et encore une fois dans un tel moment, elle était seule et allait devoir tout affronter. Se battre pour survivre. Se battre pour eux trois. Mais cette fois, elle avait une tornade en préparation.

La douleur cessa soudainement aussi vite qu'elle était apparue. Prenant son courage à deux sabots, elle s'appuya sur ses antérieurs tremblants pour se relever. Elle y parvint mais failli retomber dans la seconde qui suivait. Plaçant rapidement un antérieur devant elle pour s'empêcher de repartir au sol, elle réussit à rester debout. Bon, ça c'était fait. Il lui restait à se déplacer avec des contractions de plus en plus douloureuse et longues. Ouch ! Rapprochée aussi. A peine un mètre de franchit qu'elle dut s'arrêter en coupant sa respiration pour supporter l'épreuve. Rajouté au vent, parvenir là où elle le voulait relevait presque de l'impossible. L'impossible et possible que certains disaient. Tsss, ils n'avaient jamais vécut ça alors ! Enfin, elle faisait partit de ceux-là. Drôle de contradiction. Enfin, contradiction ou non, si elle n'y arrivait pas ce ne serait pas loin de la fin. Bien que la mort semble ne toujours pas vouloir d'elle. Et elle non plus n'en voulait plus. Mais, elle n'était plus seule. Et eux, la mort risquait d'en vouloir...

Presque... J'y était presque... Encore quelques pas... Oh punaise ! Plus jamais ça. Je m'arrêtait encore une fois. Dans l'incapacité de continuer. Je m'était rendue compte que si je coupais ma respiration, j'arrivais mieux à supporter la douleur sans crier ou même gémir. Mais je sentait bien que ce ne serait plus pour longtemps. Que bientôt, si je restait muette c'est que je n'était pas normale. Ou que j'étais insensible à la douleur. Ce qui, si ça avait été le cas, se serait déclaré depuis un long moment et m'aurait évité bien des moments de calvaires. Comme celui-ci. Non, ce n'était pas un calvaire. Si mais non. Deux vies allaient voir le monde. Un monde bien dévasté en cet instant. Et c'était bien ce qui la désolait. Que ses ses deux petits naissent dans un tel désordre. Dans une telle mort. Que la première chose qu'ils voient soit tout cette horreur. Mais je n'y pouvais pas grand chose. Si ce n'est faire mon maximum pour les garder en vie et les préserver... Cette fois, je n'allais pas se laisser faire. Ils resteraient avec moi. En vie. Et on seraient quatre... Et bien oui. Sans Shades, ça ne rimait plus à rien.
Enfin arrivée... Avec un long soupir je m'allongea à terre. M'installant en "vache". Comme je le pensait, ce n'était que le début. Alors, je clos mes paupières et me fredonna une ancienne berceuse. Autant pour moi même que pour mes deux poulains. Qui, je le savais, m'entendaient. Et allaient bientôt naître. Le crépuscule d'une vie. L'aurore d'une nouvelle. Il n'y avait plus qu'à attendre. Attendre le soleil pour l'aube se lève.

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MessageSujet: Re: The twilight of life-Libre-   Ven 7 Déc - 17:58

« SHADES. »
« Elden som fyllde hans hår »
« Adèle - Skyfall ♥ »

Un vent de l'Ouest chante, te souffle un murmure éternel aux oreilles. Il chantonne au beau Shades que le malheur est beau, que la douleur est bonne. Amie éternelle, elle vous emporte, et en un rien de temps vous partez, sans jamais vous retournez. La tempête se déchaîne. Il galope aux côtés du troupeau, les guide. Tous, nombres d'équidés impétueux et téméraires, galopent follement pour échapper aux folies et aux déchainements des quatre éléments. Shades les contourne, les regroupe, les relève, les aide, les soutient, les encourage... Quelques uns ont péri. Il ne périra pas. Il ne partira pas encore. Pas tant qu'elle sera heureuse. Il avait cessé de la surveiller lorsqu'elle s'était mêlée à la foule. Il ne percevait plus son odeur. Où était cette douce odeur de vanille ? Ces yeux noisettes qui l'avaient charmé...? Elle avait disparu. L'affolement le poussa à accélérer l'allure. Il dépassa le troupeau puis cavala seul en direction de la forêt...
[...]
La peur le macérait de l'intérieur ; l'inquiétude le rongeait au plus profond de son être... La sueur perlait à grosses gouttes sur son corps aux couleurs ternies... Il continuait à galoper, avant de s'arrêter devant une forêt. Cette forêt... Il aimait tant cette forêt... Ces longues balades, qu'il avait fait en solitaire ou avec Moon. Ou avec un ami... Les flammes léchaient les troncs et l'écorce arrachée. Shades entendit, au loin, un hennissement. Moon, Moon ! Il lui répondit d'un hennissement long et effrayé. Oui, effrayé. D'un bond, Shades se jeta dans les flammes. Les brûlures se firent nombreuses, mais il ne s'arrêtait pas. C'était impensable, impossible... Il ne s'arrêtera pas avant de la retrouver... Shades sortit vite de la forêt, puis galopa jusqu'aux vestiges du village humain... Il entendit une plainte qu'il reconnut aussitôt, puis se rua vers elle... Lorsqu'il la vit, il fut silencieux jusqu'à être à ses côtés...

« Moon ? Moon, je suis là ! »

Il ralentit, puis s'arrêta vers la jument baie, le feu et le vent agitant et se mêlant à ses crins emmêlés. Il posa ses naseaux contre sa joue, et lui souffla à l'oreille...

« Je t'aime... »

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« Shades. »



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MessageSujet: Re: The twilight of life-Libre-   Dim 9 Déc - 23:27

(Trop mignooooooon! Je ne te savais pas si sentimentale xD. Je me suis lancée dans les Twilight alors prépare toi au cucu la praline !)

Un son. Une cavalcade. Toujours le vent soufflant. Un long hennissement. Le galop se rapprochant. Une respiration. Heurtée. Coupée. Haletante. Des sabots claquant plus lentement sur le sol. Puis une voix. Une douce voix. Sa voix. Les yeux fermés. Allongée au sol. Elle lui répond d'un murmure.

-Je sais Shades. Elle coupe sa respiration le temps d'une contraction, puis reprend, plus inégalement. Moi aussi.

Son souffle est plus inégale dans les secondes suivantes mais elle se reprend bien vite. Attendant. A la tendre sensation des naseaux de Shades sur sa joue elle répond en l'effleurant tendrement des siens. Il est là. Ici. Avec elle. Eux. Sur cette terre, qui malgré ses ravages, est devenue la leur. Une terre si belle à l'habitude. Une terre qu'elle aimait fouler. Une terre maintenant si horrible. La terre natale de ses poulains. Après encore un instant de quiétude, elle rouvre les yeux et regarde le grand roux. Il est couverts de sueur. Un petit sourire d'excuse s'esquisse sur ses lèvres. Il a dut courir comme un dingue pour la rejoindre. Mais aussi, quel idiot. Il est tellement inquiet pour elle. Il a suffit qu'elle s'éloigne pour qu'il rapplique à vitesse grand V. Oh, elle aurait fait de même. En bien pire. Malgré ce qu'elle en dit, ça lui fait plaisir. Savoir que quelqu'un cour pour la rejoindre. Son sourire devient plus doux, plus tendre, plus amoureux. Plus amusé aussi. Car quand même. Ce n'est pas tout les jours qu'elle va voir Shades arriver ainsi. Comme s'il avait courut un marathon. Il à quand même l'air présentable. Et dire qu'elle est entrain de mettre-bas. Et elle, elle pense à l'allure de son Shades. Tsss. Les hormones on va dire...
Malgré tout. Même si elle est moindre, cette course à pris des forces à l'étalons. Des forces qui auraient pu leur êtres bien utile en ces temps si compliqués. Son regard s'assombrit l'espace d'un instant. Puis...


-Shades ? Chantes-moi une chanson !

STOP ! Pas une remarque ! Explications :
La poche des eaux viens de se rompre. Elle aurait du le faire plus tôt mais le fait maintenant. Ce qui annonce le début du vrai travail. Et elle le sent bien. Son rythme cardiaque suis son rythme respiratoire dans son accélérations. Et, très vite, ses flancs se couvrent de sueur. Si elle en avait eut la force elle se serrait relevée pour tourner en rond. Au lieu de ça, elle ronfle des naseaux en plantant son regard noir dans celui marron du roux. Bon, ce n'est pas la première fois. Ca ira. C'est ce qu'elle essaye de se dire. Puis elle n'est pas seule. Shades est avec elle. Pourtant, elle panique lorsqu'elle s'allonge complètement. La douleur se rapproche de plus en plus à mesure que le temps passe. Et le vent force. Il ne manquait plus que ça. Dans un dernier moment de calme, elle bouge la tête pour appuyer ses naseaux contre ceux de Shades. Elle à peur. Lui aussi très certainement. Et son instinct qui hurle. Il lui hurle que c'est mal. Il lui hurle la fin. Alors, elle ferme les yeux. Et respire calmement. Opprimant ce cris qui lui dit qu'à la fin, Shades sera à nouveau seul...
C'est un simple sentiment. Ou plutôt pressentiment. Mais elle ne peut l'ignorer. Or, elle sais parfaitement que même avec les petits si elle ne survit pas ce sera dur... Très dur. C'est pourquoi lorsque le noir l'emporte, elle s'accroche à ces yeux marrons si doux et pleins d'amour pour elle. Aller. C'est simple. Elle n'a qu'une chose à faire. Donner la vie.

Ses yeux, rouverts, plongés dans ceux de l'étalon roux, elle se remémore. Se remémore tout une dernière fois. En partant de là.
L'arrivée de Shades à l'instant.
Son arrivée à elle ici.
Sa gestation au milieu de ce chaos.
Le début de ce chaos.
Leur rencontre avec la création de leur avenir.
Son arrivée ici.
La longue errance avant ces terres.
La perte de sa fille.
La naissance de Vent d'automne.
La mort de Cercle noir.
La rencontre avec Cercle noir.
La mort de Last chance et la fuite de Crinière d'argent.
Saa construction en grande partie seule.
La mort de celui qu'elle considérait comme son grand-père.
Sa vie avec Sinnachaï.
Sa rencontre avec ce vieil étalon ami de sa mère.
La mort de sa mère.
Sa naissance...

Ca y est. Dans un hennissement de douleur retenu à grand peine, elle le sent glisser dans le monde. Immédiatement la douleur s'estompe et elle ouvre les yeux, qu'elle avait fermés encore une fois. Elle se redresse un peu, elle à au minimum quelques minutes pour se remettre. Du bout des naseaux, elle effleure le poulain. Un long regard amoureux lancé à Shades. Elle hennit doucement envers le petit. C'est le mâle. Lorsqu'il entrouvre les yeux, elle le lèche d'un vigoureux coup de langue sur tout le coté de la tête. Il rechigne un peu. Quoi de plus normal lorsque, alors que l'on viens à peine de naître, quelques chose de baveux et humide nous glisse sur le coté de la tête ? Oh, mais ça réchauffe. C'est peut-être pas si mal cette chose si humide qui nous réchauffe. Et en plus, la chose contre laquelle on est collé sens bon. Comme le doux toucher de toute à l'heure. C'est quoi ? Ah mais oui. Qui est-ce donc pour oser lui faire ça ?! Mais il ne le connait pas. Ou là. Ah. Si. Ca lui revient. C'est sa maman. Mais ? Pourquoi maman s'éloigne. Un faible gémissement s'échappe de ses lèvres. Où est passé maman ? Elle est toujours contre lui mais la chose qui le secouait vigoureusement s'est éloignée. Et il y a du mouvement. Un raclement de sabot sur le sol. Que se passait-il ? Et où donc était sa soeur ?! Il ne la voyait pas. Nul part. Enfin. Il fait dire qu'il ne voyait pas grand chose. Complètement abrutis et désordonné, il regardait autour de lui. Sans comprendre. Mais !! C'est pas juste !! C'est tout flou ! Il gémit à nouveau. Plissant les naseaux. Mécontent. Puis, soudain. Quelque chose contre ses fesse. Il tourne vivement la tête avec un regard furieux pour voir ce qui viens le déranger. Non mais c'est quoi ces manières ?! On ne rentre pas dans les gens comme ça ! Tiens, mais... C'est quoi au dessus de lui. C'est... Sombre... Doux... Etroit.... Et ça chatouille... Oh oh. Il y a comme des fils qui pendent. Hum... ça se mange ?


(Cette fois j'aime encore moins par contre. La prochaine fois, Calice. Excuse Shad', j'ai fait ton p'tit... Mais bon, tu comprendras. C'est pour la bonne cause on va dire.)

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MessageSujet: Re: The twilight of life-Libre-   Mar 11 Déc - 20:16

[Alors nan, j'suis pas d'accord. Ce que t'as écrit c'est super, moi c'est une écriture de belette. Ensuite, là j'y vais à la première personne pour que ça soit plus profond /je teste/. Et pour finir, pour le fait que t'es joué mon ptit, j'te retiens ! ]

« Shades. »

Le vent me frappe, me bouscule. En de lourds efforts tu t'es blottie contre un mur froid. Les ruines te tiennent à l'abri de la mort. Ils te tiennent à l'abri de la vie aussi, qui sait ? Non, non, je n'ai rien dit. Oublie ce que j'ai dit, ces murs te protègent, mais moi encore plus. Je t'aime mon amour ; si tu venais à souffrir j'en serais sans doute plus affecté que toi. Tu sais, je tente de laisser peser tes peines sur mon dos pour les alléger sur les tiennes. Ah, je me souviens du temps où tu pouvais encore galoper sans que ton ventre te pèse ! Nous courions ensemble, et nous avions notre belle et douce mélodie. Quel était son nom ? Dis moi, Amour, quel était son nom..? Peut-être qu'elle s'appelait « Liberté ». Ou encore « Douce Rêverie », ou « Délicat Cauchemar »... Ou peut-être tous ces noms à la fois, qui sait ? Personne, seuls nos enfants le sauront. Je sais qu'ils seront deux, car tes formes étaient si prononcées, tu étais si lourde... Non, ce n'était pas le poids d'un unique enfant. Je te regarde, ou plutôt je te vois. Si je n'étais pas si fort, je tomberais. Si je n'étais pas si puissant, je m'écroulerais. Si je ne t'aimais pas tant, mes membres se déroberaient sous mon corps. Imagine ma chute, mon cœur ; imagine ma douleur... Je t'aime. Dès le premier regard je t'ai aimé. Je te jure, ma belle, je n'ai jamais pensé qu'à toi. Mon rayon de soleil, mon clair de lune, ma vie ! Tu as effacé la douleur, tu as au moins su l'estomper, combler ce vide... Oui, sans toi je ne vivrais plus, sans toi je ne serais plus, sans toi je ne mangerais plus, sans toi je ne boirais plus, sans toi je ne dormirais plus, sans toi je n'aimerais plus. Sans toi, je mourrais mon amour, mon cœur, ma fleur, ma belle, mon rayon de soleil, ma belle étoile, mon clair de lune, ma chérie... Mon rêve, tout simplement... Tu m'aimes aussi. Et tu ne sais pas combien ça me comble. Mais de quoi suis-je comblé, mon amour ? De joie, de bonheur ; mais d'anxiété aussi. Si un jour tu ne veux plus de moi, je comprendrais. Je suis une imperfection, tu es mon contraire. Peut-être qu'on se complète, je crois qu'on est rien l'un sans l'autre. Et je pense à te répondre, jamais je ne laisserai le vide peser entre nous, suite à tes paroles... « Toujours, je te le jure, je serais toujours là pour toi... » Ça ne veut rien dire, en réalité. Ou peut-être que si. Tu sais, je perds la tête. Mais toi aussi, mon amour ! Je ne sais pas à quoi tu penses, mais à en juger ton petit sourire amusé, tu trouves cela drôle que je rapplique si vite en passant par les flammes affamées qui ne souhaitaient que m'avaler. Elles me léchaient les flancs et venaient me brûler les yeux, mon amour. Tu sais, je ne reculerais devant rien pour toi. Rien... Mais maintenant tu veux que je chante. Tu veux que je chante. Pour toi. Tu veux que je chante. Oui, j'ai bien entendu. Et je semble t'obéir, mon cœur...

« Moi je n'étais rien Et voilà qu'aujourd'hui, Je suis le gardien Du sommeil de ses nuits, Je l'aime à mourir... Vous pouvez détruire Tout ce qu'il vous plaira, Elle n'a qu'à ouvrir L'espace de ses bras ; Pour tout reconstruire, Pour tout reconstruire. Je l'aime à mourir... Elle a gommé les chiffres Des horloges du quartier, Elle a fait de ma vie Des cocottes en papier, Des éclats de rire. Elle a bâti des ponts Entre nous et le ciel, Et nous les traversons À chaque fois qu'elle Ne veut pas dormir, Ne veut pas dormir. Je l'aime à mourir... Elle a dû faire toutes les guerres, Pour être si forte aujourd'hui. Elle a dû faire toutes les guerres, De la vie... et l'amour aussi. Elle vit de son mieux Son rêve d'opaline, Elle danse au milieu Des forêts qu'elle dessine. Je l'aime à mourir... Elle porte des rubans Qu'elle laisse s'envoler ; Elle me chante souvent Que j'ai tort d'essayer, De les retenir, De les retenir. Je l'aime à mourir... Pour monter dans sa grotte Cachée sous les toits, Je dois clouer des notes À mes sabots de bois. Je l'aime à mourir... Je dois juste m'asseoir, Je ne dois pas parler, Je ne dois rien vouloir, Je dois juste essayer ; De lui appartenir, De lui appartenir. Je l'aime à mourir... Elle a dû faire toutes les guerres ; Pour être si forte aujourd'hui. Elle a dû faire toutes les guerres... De la vie, et l'amour aussi. Moi je n'étais rien Et voilà qu'aujourd'hui Je suis le gardien Du sommeil de ses nuits. Je l'aime à mourir... Vous pouvez détruire Tout ce qu'il vous plaira. Elle n'aura qu'à ouvrir, L'espace de ses bras... Pour tout reconstruire, Pour tout reconstruire. Je l'aime à mourir... »

Mon amour, j'espère que ça t'aura plu. J'ai fermé les yeux le temps de ma chanson. Je crois que j'ai loupé quelque chose parce que là... J'ai un fils. Non, sérieusement ! J'ai un fils... Il est couché à côté de Moon. Je m'approche d'un pas. Effrayé. Intimidé. Mais à peine Moon l'a-t-elle léché que déjà les contractions reprennent. Je souffle doucement sur mon fils, puis sur Moon. « Courage. », soufflais-je...

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MessageSujet: Re: The twilight of life-Libre-   Mar 25 Déc - 21:16

(Je partage ton point de vue Miss Belette, je est plus profond. Mais c'est parce que généralement ça nous permet de vraiment entrer dans le personnage. Sauf un point de vue interne avec il/elle très bien écrit. Tu es guimauve tu sais ? Mais j'aime bien les chamalow grillés ! xD. J'aime la pointe d'humour à la fin. Moi aussi "Je" ! C'est pas trop trop une réponse à déclaration comme ton post je trouve mais je me suis bien éclatée à l'écrire.)


Je t'aime. Je te l'ai déjà dit ? Hum non je ne pense pas. Alors je te le dis. Je t'aime. De tout mon coeur. Bon. Maintenant, il y a une petite partie pour les jumeaux. D'accord. Une grande partie. La moitié. Voilà. C'est bien. Mais ce n'est pas le même amour. Oh et puis on s'en fiche. Je les aimes. Je l'aime lui. Je les aimes eux. Qu'on ne me dise pas que je suis trop brut ! Ha non ! Je suis en train de mettre-bas ! Oh punaise ! La prochaine fois que Shades veut un "câlin" je dis non ! J'les retient celles qui disent que c'est le plus beau moment dans une vie ! D'accord... Si on fait abstraction de l'horrible douleur, du sang perdu, de la vulnérabilité. C'est super. On souffre ! C'est la deuxième fois de ma vie que je donne la vie. Et c'est la dernière ! Rhaaa ! Viens la Shades que je te bouffe les oreilles ! Non. Non. Je l'aime. Oui. C'est ça. Je l'aime. Si je me le répète je trouverai peut-être ses oreilles moins appétissantes. Je l'aime. Je l'aime. Je l'aime. Je l'aime.
Il chante pour moi... Sa voix me transporte. Enfin m'a transporté pendant que le premier arrivai. Et maintenant... Ah si. J'ai eu droit à « Courage. ». J'ai peut-être l'air indigne mais je le dis bien, à cette heure-ci c'est mes soucis. Mon soucis là c'est si je dis à Shades de s'approcher pour lui manger les oreilles, ou si je le fais pas. Stop ! Le mantra ! Je l'aime. Je l'aime. Je l'aime. Je l'aime.
Je souris dans ma douleur. Un fils... J'espère qu'il sera comme son père. Ca fait bateau ?! Ceux qui pense ça j'vous...
Tiens, mon p'tit gris est entrain de mastiquer mes crins. Rien de plus normal.
... QUOI ?! Je me fais manger la crinière par mon fils nouveau-né. Si je voulais la raccourcir j'aurais pris une autre option. Je ne sais pas laquelle mais pas celle là. Ca va faire une longueur inégale à tout les coup. Je dois reconnaître qu'il me détourne des oreilles de Shades comme ça. Je l'aime. Je l'aime. Je l'aime. Je l'aime.
Sérieusement. Si je ne l'aimais pas autant je lui manger les oreilles, arraché les yeux, déchiqueter le squelette,... Notre amour est immense, n'est-ce pas ?

Encore une fois, je me replonges dans mes souvenirs à l'arrivée de ma fille. Non. Je ne suis pas voyante. Juste mère. Avec un bon instinct je dois dire. La modestie est partie en vacance. Je dois dire que réussir à mettre deux poulains au monde l'un après l'autre sous un vent forcissant de plus en plus avec des oreilles très tentantes à portée de dent, il faut être exceptionnelle pour y arriver. Oui. Oui. Elle est bien partie en vacance la modestie.
Je repense aux quelques mois avant la naissance des petits. Juste après notre rencontre quoi. Quand j'y repense on est plutôt des rapides. On se rencontre. Ca commence par frôler le frit. Puis ça s'arrange. Les sentiments arrivent. On s'avoue nos sentiment. Il prend ma peine je prend la sienne. On fait des gosses. Puis on repart. Qu'est-ce que je disais ! Des rapides !
Il faut dire que les derniers mois on quand même été très agréables. Malgré la terre commençant sa manifestation. Elle aurait pu choisir un autre moment pour descendre dans la rue celle-la !
Quand je le pouvais encore, Shades et moi galopions de longs moments. Apprenants à nous connaitre sur le bout des sabots. Je comptais, une fois mes petits, oui Mes !, bien en route, me remettre aux recherches pour retrouver Vent d'automne. Je les avaient abandonnées très vite... Je crois bien qu'enfaite je ne les avaient même pas commencées. Les mois passés s'effacèrent pour revenir bien plus loin. A la naissance de Vant d'automne. Le très cours instant juste après sa naissance. Celui où mon regard c'était connecté à celui de ma fille. J'étais seule. Dans l'impossibilité de nouer une relation sans faire les faire tuer. Jeune. Bien plus que là. Je ne peux pas dire innocente. Je ne l'étais déjà plus. Vent d'automne avait été mon rocher dans la rivière pendant ses longs moins en solitaire. Avec elle à l'intérieur de moi. Je la sentait grandir un peu plus chaque jour. Une relation s'était nouée entre nous bien avant sa naissance. Mais je n'avais personne avec qui partager. Alors que là, j'avais Shades. Aux premiers mouvements, je m'étais précipitée vers lui. Aux premiers coups très rapidement après, je n'avais pas hésité à le déranger en plein sommeil ! Je partageais tous. Mes sentiments, émotions, ressentit Et souvenirs. Il aurait pu m'arrêter. Ne pas m'écouter. Etre jaloux. J'avais passé tellement de temps à lui parler de ce poulain né d'une précédente union. De cette précédente union. De ma vie. Je culpabilisait maintenant. Lui aussi avait souffert. Lui aussi avait peut-être besoin de parler. Lui aussi souffrait. Et moi... J'avais parlé de moi. Je n'en étais pas guérie pour autant... Mais ça faisait du bien. Un bien que j'aurais du accorder à ma moitié. Cette lumière dans le trou noir qu'était mon existence. L'eau purgative au milieu du sang me parsemant. Ma robe ayant même commencée à prendre un bai écarlate sous tout le sang versé. Promis. Si je ne lui mangeais pas les oreilles et une fois tout cela terminé, je l'écouterai.
Mon roi.

Avec un long soupir de soulagement de ma part, ma fille glissa enfin à l'air du monde. Un long soupir serpenta de mon cerveau fatigué jusque mes lèvres. Je rouvris les yeux pour les poser sur Shades. Toute ma reconnaissance. Mon amour. Tout. Je le résuma en un mot. Je savais qu'il comprendrait. Sinon. Je lui mangerais les oreilles. -Note à moi même : castrer Shades pour ne pas avoir à revivre une mise-bas une une troisième fois.- Avec de l'herbe comme assaisonnement ?

-Merci...

C'est vrai. Il ma quand même chanté une chanson.

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MessageSujet: Re: The twilight of life-Libre-   Mer 13 Mar - 20:37

N'ai-je pas promis de te rendre heureuse ? J'ai bien juré sur ma vie, mon amour, qu'à jamais je te serais fidèle. Devant les dieux, Moon, je t'ai donné mon âme. Tu as emprisonné mon cœur et, si jamais je venais à douter de mes ressentiments, alors... Ce serait fini, non ? Pas nous deux. Tout sera à jamais pour nous deux. Ce monde, Moon, s'incline. Face à nous. S'il le faut, je piétinerai mille équins pour vaincre. Pour gagner. Pour toi. Mon fils, lève-toi. Deux œuvres d'art s'élèvent. J'ai un nom pour lui. Un nom qui démontrera sa sagesse et son intelligence, ainsi que sa vaillance. Un joli nom que je te promets aujourd'hui. Je te promets qu'à jamais je serais tien. Mon cœur, mon amour... Écoute. Ne me quitte pas comme le fit ma mère pour ma mise au monde. Sois forte. Sans toi, il n'y eut plus de vie. Maintenant que je t'ai, je te garde... Je suis égoïste. Je le sais. Mais c'est pour la bonne cause.

Cette bonne cause, c'est toi.

« Socrate... Mon fils, lève-toi. Ma fille... Moon ? »

Je décale doucement mes hanches pour te faire face, tournant mes épaules vers toi. Toi. Mon cœur. Mon âme. Ma raison de vivre et de rester. Où que tu ailles, je te suivrais. Je dresse la tête. Ce nom qui a glissé avec la douceur et la délicatesse d'une plume, cette interrogation... C'est pour te demander, quel nom portera notre fille, ma douce. Je baisse la tête jusqu'à Socrate, qui sur ses jambes flageolantes se dressait maintenant. L'enfant chancelant sous la faiblesse de son être ne tarda pas à s'équilibrer. Regarde, Moon, regarde ! Notre fils est déjà grand ! Il est déjà beau. Je donne un petit coup de langue sur le dos de Socrate. Sa robe bientôt n'est plus souillée, et je peux alors la découvrir. Un terrible coup de vent survient, bientôt. Je me décale pour le subir à votre place. Ma famille ne pourra souffrir tant que sur mes membres je tiendrais encore.

Socrate se campe et tremble comme une feuille sous le souffle de la vouivre. Le petit poulain attira par ailleurs ma curiosité... Quelle était donc cette robe ?

[J'ai mis trois ans à répondre pour si peu, désolée... :S
Et pour la fin pourrie, c'est en attendant de trouver la robe, que je veux vraiment spéciale. x)) ]

___________________
« Shades. »



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Lune rouge
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MessageSujet: Re: The twilight of life-Libre-   Dim 2 Juin - 11:25

[C'est bow ! Je t'ai battu ! J'ai mis plus de trois milles ans a répondre ! Et c'est pas du tout proportionnel :D)


Tout cet amour, ces sentiments. Cette promesse. Je me sens presque indigne de les recevoir. Tu me protèges, de ton corps. De ton âme. Shades... Mon amour... Toi qui semble si fort. Je sais qu'en réalité, au fond de toi, tu es doux. Amoureux. Et ravagé. Ravagé par un triste passé. Un bel avenir s'ouvre devant nous. Mais les ténèbres il est dur de s'en débarrasser. A deux nous vaincrons, je le sais. Je vains mes ténèbres grâce à toi. Et j'espère t'aider à vaincre les tiennes.
Le monde n'est pas assez fort pour nous. Il est facile de le vaincre. De le faire notre. Comme nous sommes devenus l'un et l'autre.
Même Satan ploie devant nous. Il s'incline sous nos sabots. Pour toi, j'irais en enfer. J'irais tuer le diable pour qu'il te libère. Tel Orphée, je braverai le monde souterrain pour que tu me reviennes.Mais moi, j'irais jusqu'au bout. Je te ferais redécouvrir le soleil comme tu me le fais redécouvrir. Depuis un moment déjà, le soleil était mon ennemi. Il était chaud, lumineux. Je préférai l'ombre. Mais toi. Toi mon Shades. Tu es un soleil. Un soleil vers lequel j'irais me brûler les ailes avec plaisir.
Le sang, devenu presque vital pour moi ne m'intéresse plus. Il n'est plus qu'un liquide que tu pourrais perdre un jour toi aussi. Je le déteste donc.
Mais dis-moi mon étoile, survivrons-nous ? Je dis oui. Mais qu'en sais-je ? Rien. Je sais que je ferais tout. Je sais que je me battrais. Je sais que toi aussi. Mais y arriverons-nous ?
Il n'est pas l'heure de douter. Oui, nous y arriverons. On dit bien que l'amour est la plus puissante des forces. Celle qui régit tout. Si c'est vrai, la peur n'a plus à exister.

Shades, tu es fier. Tu es heureux. Alors moi aussi.
Je vois dans tes yeux tout cet amour et cette fierté.
Oh oui Socrate ira loin. Parce que pour lui nous irions jusqu'à brûler notre âme.
Je n'oublie pas sa soeur dans mes sentiments. Elle est aussi importante que lui. Non. Il n'y a pas de comparaison possible. Ils sont des soleils venus se rajouter à notre monde. Notre univers. Avec nous, ils feront plier les dieux. Des dieux qui s'allongerons à nos pieds.
Peut-être jamais ne verrons-nous la fin. Mais ils verront pour nous.
Il est impossible de les empêcher de souffrir, sans la souffrance, le bien-être n'existerai pas. Et la vie est ainsi faite. Seulement, nous pouvons au moins leur enlever une douleur. Nous serons là. Ils n'entrerons pas seuls dans ce monde. Contrairement à toi et moi mon amour.
Toi et moi avons commencés seuls. Et nous finirons à deux.
Je dis que tu es ma renaissance. Tu es celle d'un univers entier.
Je peux me comparer à Titania. Comme elle, je me suis réveillée après un long songe et je suis tombée amoureuse du premier que j'ai vu. Toi. Nous mourrons un jour. Mais nous mourrons amoureux. Si l'amour est assez fort pour décrire ce que nous ressentons.

Notre liberté, nous l'avons physiquement. Notre corps est libre. Mais pas nitre esprit. Peu importe ce que nous disons et pensons. Ensemble nous pourrons avancer toi et moi. Ensemble.
"Nous ne pouvons pas marcher seuls." (I have a dream, Martin Luther King)
Je m'égare. Encore. Mais, sans égarement, pas de droit chemin.

Oui, Socrate est fort. Je le vois. Et je ne peux m'empêcher de sourire. Tu as l'air tellement heureux. J'aimerai naïvement que cet instant dure. Ne s'éteigne jamais comme tout les autres. ne devienne un souvenir. Comme tout les instants heureux, il ne reste qu'un souvenir. Alors que la douleur reste. Elle.
Je ne veux pas que de cet instant ne reste qu'un souvenir. Je vois tes yeux si lumineux. Si beaux. J'aimerai garder ce bonheur en toi et que tes yeux ne s'assombrissent plus même si c'est inévitable.

Socrate a un nom. Il est debout. Il vit.
Je baisse les yeux vers la forme allongée contre moi.
Elle n'a pas de prénom. Désolé Shades, je te répondrai lorsque j'aurais trouvé... Mais je trouverai. Notre fille ne sera pas n'importe qui. Quelqu'un que l'on met dans le groupe. Quelqu'un que l'on nommera : "une jument". Quelqu'un sans nom. Oh non.
Elle ne construira pas la même chose que son frère. Je ne lui donnerai pas un nom comme celui qu'il a reçu.
Je veux qu'elle soit libre.
Elle lève ses yeux vers moi. Des yeux magnifiques. Des yeux que j'avais lorsque j'étais plus jeune. Des yeux que l'on a tous un jour. Des yeux remplis d'interrogations, d'espoir, d'innocence. Les yeux d'un poulain ouvrant son regard sur le monde dans lequel il est né. Un regard que l'on perd tous un jour malheureusement.



Moonred pencha sa tête vers l'avant pour donner un coup de langue sur la tête de sa fille. Celle-ci s'écarta en fronçant les naseaux. Nullement embêtée par ce geste, la jument continua à la débarbouiller. Shades s'occupait de Socrate. Enfin, c'est du moins ce qu'elle croyait. Elle s'arrêta pour le regarder. Ainsi que la robe de son fils. Une robe qui, malgré ses nombreuses errances, lui était inconnue.
Son attention retourna à sa fille. Durant le court instant où sa mère ne la regardait pas, elle avait laissé ses yeux vagabonder dans le ciel.
Vagabonde.


"Je ne connais pas ton nom.
- Ils m'ont appelée Vagabonde, ai-je murmuré.
- Vagabonde ?
J'ai acquiescé."

(Les Ames vagabondes, pg 289, Stephenie MEYER)

___________________



Moonred, la mort est mon seul réconfort...

Automne noir, le dernier de son temps...
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